Italie : Son immeuble transformé en centre pour clandestins, un homme tente de s’immoler par le feu

Italie : Son immeuble transformé en centre pour clandestins, un homme tente de s’immoler par le feu

11/12/2014 – NAPLE (NOVOpress)
C’est la dernière protestation en date, et la plus extrême, des Italiens qui se voient dépossédés de leur pays. Dimanche soir, à Cardito (photo : Piazza Centrale de la petite ville), dans la province de Naples, Giuseppe, un père de famille de 50 ans, s’est aspergé d’essence et a tenté de s’immoler par le feu.

La cause de ce geste désespéré ? L’arrivée de vingt immigrés clandestins, tout juste débarqués – vraisemblablement dans le cadre de l’opération Triton, qui a remplacé Mare nostrum –, et dont la prise en charge a été confiée par la préfecture à l’association L.E.S.S. spécialisée dans « l’orientation, l’assistance et l’accompagnement aux services pour immigrés non-européens ». La L.E.S.S., à laquelle les moyens ne manquent pas, a loué deux appartements dans l’immeuble de Giuseppe pour y installer les clandestins. D’après le responsable, Giulio Riccio, interrogé par le Mattino de Naples, le grand quotidien régional, « ils sont arrivés avec les derniers débarquements en Sicile, ils ont besoin de repos et de tranquillité ».

Pour Giuseppe, en revanche, c’était la fin de son repos et de sa tranquillité à lui. « Je me trouverais, a-t-il expliqué, à devoir partager beaucoup de nos espaces privés (l’immeuble n’a qu’une seule entrée, et il y a un passage par un balcon commun). Ce n’est pas un problème de racisme mais nous ne parvenons pas à comprendre comment vingt personnes peuvent entrer dans un logement privé ».

Dimanche à 18 heures, les clandestins sont arrivés en autocar. Un détachement de carabiniers patrouillait la zone depuis le début de l’après-midi pour empêcher les protestations des riverains. Quand les immigrés ont commencé à descendre du car, Giuseppe, devant sa femme et ses enfants terrifiés, a vidé sur lui une bouteille d’essence et a tenté de se mettre le feu. Seule la rapide réaction des agents, qui lui ont arraché son briquet, a pu éviter le drame.

« L’autocar est finalement reparti, avec tous les immigrés à bord, pour chercher une nouvelle maison où s’installer ».

Photo : domaine public, via Wikipédia.