Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

03/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Une nouvelle boule puante pour la Centrale ! Après la rénovation à grands frais de son logement de fonction et de son bureau qui avait fait grincer des dents la CGT et ses membres, ce n’est plus une ni deux mais trois « casseroles » qui collent aux basques du numéro un de la CGT, Thierry Lepaon.

Déjà ébranlé par les révélations sur les travaux de rénovations de son appartement (105 000 euros) et de son bureau (62 000 euros), Thierry Lepaon est à nouveau sur la sellette. Cette fois, selon des informations parues dans L’Express, le successeur de Bernard Thibault aurait touché des indemnités de départ pour passer de la CGT… à la CGT.

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)D’un poste à l’autre

Avant d’accéder au poste de secrétaire général de la confédération début 2013, Thierry Lepaon occupait le poste de secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie. Appelé à de plus hautes fonctions, et pour être libre de s’asseoir dans le fauteuil de son prédécesseur, il négocie une rupture conventionnelle avec sa direction et perçoit des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l’employait.

Une transaction confirmée par l’intéressé qui n’y voit rien d’anormal. « Je changeais d’employeur », s’est-il justifié, alors que dans les deux cas il s’agissait de passer de la CGT à la CGT. Quant au montant de cette indemnité perçue, c’est le trou noir, l’amnésie totale. Il ne s’en souvient plus. D’autant plus que « ce n’était pas grand-chose, puisqu’il n’avait que cinq ou six années d’ancienneté », affirme-t-il. Comme quoi Alzheimer fait des ravages à tout âge.

Un nouveau pavé dans la mare

Si a priori cette transaction n’a rien d’illégal, il n’empêche que cela commence à faire beaucoup de sous pour les adhérents cégétistes !

Non seulement cette nouvelle tache dans le CV de Thierry Lepaon suscite des salves de moqueries sur les réseaux sociaux, mais elle fait aussi déborder le vase au sein de la centrale qui a du mal à avaler la pilule.

Idem parmi les militants où ce bouquet garni de « dysfonctionnements » passe de travers. Chez ces derniers, c’est l’effondrement.

« C’est scandaleux, ces indemnités, c’est même plus grave que l’affaire de l’appartement, c’est ne même pas reconnaître l’importance de la fonction à laquelle il est nommé », explique un militant en ajoutant d’un ton sévère : « Il faut qu’il parte, on ne peut pas rester avec un secrétaire général qui se conduit de cette façon. »

Même colère chez ce cadre dirigeant qui réclame haut et fort « qu’il [Thierry Lepaon] tire sa révérence. Il faut arrêter les dégâts, on ne peut pas continuer comme ça ».

Qui balance ?

Qui en veut à Thierry Lepaon ? Qui le poignarde dans le dos ? Qui le pousse vers la sortie ? « On ne sait toujours pas qui est derrière ces révélations et quels sont les objectifs poursuivis, et c’est là l’inquiétude », souligne un cadre.

Une chose est sûre, la chasse au Lepaon est ouverte et ça sent le roussi pour le numéro un de la CGT. D’autant plus que selon les aveux d’un dirigeant de la CGT, « ce n’est pas fini, il y a encore des choses qui vont sortir ».

PIERRE MALPOUGE


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