Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel - par Stella Costanzo

Du terrorisme islamiste au terrorisme intellectuel – par Stella Costanzo

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le 17 novembre, Anne-Sophie Lapix soutenait, face à Henri Guaino, que « 80% des jeunes djihadistes proviennent de familles laïques ». Le lendemain, Jean-Jacques Bourdin exigeait de Marion Maréchal-Le Pen qu’elle admette que « la plupart sont issus de familles à 80 % athées ». Sujet décidément en vogue, puisque Rachida Dati était l’invitée de France 2 mercredi matin, et revenait sur la polémique des Français partis faire le djihad en ces termes : « Ceux qui sont engagés dans ces combats barbares ne sont ni liés à l’immigration, ni à l’intégration, et encore moins à l’islam. » Mais d’où viennent ces chiffres et ces affirmations ?

Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

La très controversée Dounia Bouzar

Pour y voir un peu plus clair, il faut se pencher du côté de la très controversée Dounia Bouzar, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité (connue pour avoir défendu le port du voile en entreprise et réclamé le remplacement d’une fête chrétienne par une célébration musulmane dans le calendrier). Cette dernière affirme que « 70% des 130 familles qui m’ont appelée sont ce que le FN appellerait des “Français de souche” ». Étrange de parler de « Français de souche » quand tous sont habituellement d’accord pour nier leur existence… De plus, ce que cette dernière oublie malhonnêtement de préciser, c’est que l’on estime qu’il y a 1.100 Français impliqués dans les filières djihadistes, cet échantillon en représentant alors une goutte d’eau puisqu’ils constituent uniquement ceux qui ont composé le numéro vert anti-djihad. Ce que ces chiffres nous apprennent donc est que les Français de souche sont ceux qui composent majoritairement ce numéro et s’inquiètent le plus de la radicalisation de leurs proches.

Dounia Bouzar poursuit : « Les autres 30% sont des familles catholiques, chrétiennes et juives ». Où sont donc passées les familles musulmanes ? Ne se sentent-elles pas concernées ? La thèse des convertis à l’islam massivement impliqués dans le djihad ne résiste pas à la réalité : Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme, nous apprenait déjà en septembre que les 2/3 des Français djihadistes étaient issus de familles d’immigrés. Il nous disait aussi, tout comme L’OBS aujourd’hui, qu’il n’y avait que 20% de convertis dans leurs rangs. Les dires de Rachida Dati ne valent donc rien. En effet, comment nier que l’islamisation de notre pays est directement liée à l’immigration ? Comment se voiler la face au point de contester la responsabilité majeure de l’islamisation et du surpoids démographique des musulmans au sein de certains quartiers dans la conversion d’une poignée de nos compatriotes ?

La thèse des convertis à l’islam massivement impliqués dans le djihad ne résiste pas à la réalité : Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme, nous apprenait déjà en septembre que les 2/3 des Français djihadistes étaient issus de familles d’immigrés.

Ethnomasochisme

Les djihadistes partant en Syrie ou en Irak proviennent donc de familles d’immigrés en majorité, mais étudions plus spécifiquement les profils des convertis, que l’on imagine Français de souche. Le cas Omar Diaby est particulièrement édifiant. Né en Afrique, à Dakar, il avait rejoint la France à 5 ans. Multirécidiviste, il découvre et se convertit à l’islam en prison. Devenu prédicateur salafiste et recruteur notoire de jeunes djihadistes, Diaby avait des liens avec Mohamed Merah et s’est entouré de Mourad Hadji, connu pour avoir organisé le départ, entre autres, de Yacine et Ayoub en Syrie. On se souvient également de Jérémie Sidney, un français d’origine antillaise qui s’était converti à l’islam après un séjour en prison. Chef de la cellule Cannes-Torcy, certains de ses membres se livrent aujourd’hui au djihad en Syrie.

Ces différents exemples nous montrent que les convertis peuvent également être souvent d’origine africaine ou caribéenne, malgré ce que voudraient nous faire croire les journalistes englués dans la haine de soi, et qui poussent bien trop souvent les Français à l’ethnomasochisme.

Le djihad est également à nos portes : plusieurs attentats ont été déjoués en France, des attentats fomentés par Mohamed à Créteil, Ibrahim à Nice ou encore Lyes à Lille…tous admirateurs des « méthodes Merah et Nemmouche ». Des noms qui sentent bon la France.

Stella Costanzo
@JeuneAthena