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Fric, mafia et ballon rond (Présent 8234)

19/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Matches truqués, corruption, liens avec le grand banditisme, petits arrangements et grosses magouilles : rien ne va plus chez les footeux.

Comme si cela était une grande découverte (tout le monde se souvient de l’affaire Tapie-OM-Valenciennes), certains s’aperçoivent que le monde du football professionnel n’est pas très clair et que le milieu du ballon rond aurait des connivences avec le « Milieu ».

Fric, mafia et ballon rond (Présent 8234)Ainsi, depuis mardi, le foot français a basculé dans la rubrique judiciaire avec deux affaires distinctes : la garde à vue de dirigeants du club de l’OM sur fond de transferts où plane l’ombre du grand banditisme, et des soupçons de matches truqués en Ligue 2 au cours de la saison 2013-2014.

Marseille connection

Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2011 pour « extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs », une dizaine de dirigeants actuels et passés de l’OM, ainsi que des agents de joueurs, ont été interpellés et placés en garde à vue dans un dossier faisant apparaître des « liens avec le grand banditisme » et des « fraudes » liées à des transferts suspects de joueurs.

Parmi les interpellés, une grande partie de l’état-major de l’OM : le président actuel du club, Vincent Labrune, son bras droit Philippe Pérez et d’anciens dirigeants comme Jean-Claude Dassier et Pape Diouf. Quant à l’ancien directeur de l’OM, José Anigo, désormais recruteur pour l’OM sur le continent africain et installé au Maroc, il n’a pour l’heure pas été interpellé mais « devrait être aussi entendu ».

Au cœur des interrogations des enquêteurs : l’examen de « contentieux » et de transferts effectués « ces dernières années », et la recherche de présumées « fraudes liées » à ces transferts, dont celui de l’attaquant vedette André-Pierre Gignac, acheté à Toulouse en août 2010 pour environ 20 millions d’euros.

Des transferts suspects, selon les enquêteurs, qui pensent qu’il y aurait eu des commissions et rétro-commissions « dans lesquelles des membres du Milieu apparaissent » et notamment avec un certain Jacques Mariani, caïd corse condamné en février 2012 à sept ans de prison et impliqué dans le racket de boîtes de nuit d’Aix-en-Provence.

Matches truqués

Autre affaire survenue ce même mardi : des soupçons de matches truqués qui planent sur plusieurs équipes de Ligue 2 et visent des actes présumés de « corruption active et passive » lors de matches disputés par le Nîmes Olympique contre les équipes de Caen, Dijon, le CA Bastia et Créteil.

Dans l’œil du cyclone judiciaire footballistique : Jean-Marc Conrad, président du Nîmes Olympique, Jean-François Fortin, président de Caen, Olivier Dall’Oglio, entraîneur de Dijon, et Serge Kasparian, ex-actionnaire principal du Nîmes Olympique, mis en examen puis incarcéré il y a un mois dans le cadre de l’enquête portant sur le cercle de jeu parisien Le Cadet.

Tout ce beau monde est soupçonné d’avoir « exercé des pressions et proposé des arrangements » afin « d’éviter la rétrogradation » du Nîmes Olympique.

Ceux qui doutaient encore qu’il y eût quelque chose de pourri dans le milieu du football sont servis. Notamment le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, qui qualifie cette affaire « d’extrêmement grave » et estime que « la corruption, le simple soupçon de corruption ou le trucage sont un poison mortel pour notre sport et le sport en général ». But !

Pierre Malpouge

Crédit photo : Marke Clinger, via Flickr, (cc).


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