Y aurait-il trop d'identité masculine chez le petit garçon ?

Y aurait-il trop d’identité masculine chez le petit garçon ?

90/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Les garçons sont en général plus turbulents que les filles, c’est bien connu. Mais d’après une tribune parue dans Libération, cela pourrait relever « d’un trouble du comportement », ou, bien plus grave, « d’un problème lié à la construction même de l’identité masculine ».

Ainsi, le problème n’est pas de « sauver » les garçons, ni de lutter pour l’égalité entre les filles et les garçons, ni même de combattre une homophobie qui structure leur construction identitaire. Le problème est d’en finir avec la fabrique des garçons. D’explorer la manière dont familles, école et société projettent sur les « petits mâles » des rêves, des désirs ou des fantasmes qui influent sur leurs identités et leurs carrières. – Sylvie Ayral et Yves Raibaud, Libération, 06/11/2014

Le schéma de projection du petit garçon entre l’école et le cadre extérieur est contradictoire : l’un prône le calme, la sagesse ; quant à l’autre, c’est tout bonnement une invitation à la désobéissance. L’heure est grave, il y a un problème d’identité masculine, trop de testostérone chez nos bambins. Il faut donc, selon les auteurs de cette tribune qui fleure bon le gauchisme post-soixante-huitard, Sylvie Ayral (professeurE agrégée, docteurE en sciences de l’éducation) et Yves Raibaud (géographe, membre du laboratoire Aménagement développement, environnement, santé), lutter contre « la fabrique de garçons ».

Vous l’aurez bien compris, les deux auteurs du texte « En finir  avec la fabrique des garçons » sont pour une mise en exergue de la Théorie du Genre. Il faut, selon eux, casser les stéréotypes sexués et repenser l’éducation des enfants, mais pas seulement à l’école, mais dans la société de manière plus générale. Et pour cela, il faut s’y atteler dès le plus jeune âge, afin de casser les schémas voulus par la société parentale.

Quand l’État prétend gérer, outre la vie publique, la vie privée des individus, l’on peut parler de totalitarisme.