Hollande le fantoche

Hollande le fantoche (Présent 8227)

07/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le culbuto élyséen est venu exécuter jeudi soir sur le plateau de TF1 quelques contorsions verbales et pirouettes politiciennes.

Hollande le fantocheCette nouvelle tentative de se « représidentialiser » a surtout donné lieu à une prestation trop longue, vide, médiocre et vaine. Un exercice raté pour essayer de retrouver un peu d’empathie avec des électeurs dont désormais plus de 80 % d’entre eux lui tournent le dos. Situation qui fait de François Hollande, un président de la République minoritaire jusque dans son propre camp. Ce qui n’a pas empêché ce dernier, venu officiellement dresser le bilan de son mi-quinquennat, de se poser en « candidat sortant naturel » — même s’il est déjà sorti de sa fonction par plus de trois-quarts des Français — pour la possibilité d’un second mandat.

Jeudi soir François Hollande voulait avant tout apparaître comme un président rassembleur et consensuel. Sauf bien sûr à l’égard du FN, dont l’arrivée au pouvoir, hypothèse qu’il envisage désormais lui aussi, serait, estime-t-il, « la pire des choses possibles ». Comme si le pire, ce n’était pas lui qui l’incarnait.

Parler, parler pour prouver qu’il existe encore un peu en tant que président de la République. Et pour cela se projeter dans l’avenir en expliquant par exemple en quoi les décisions prises aujourd’hui finiront plus tard par influencer positivement la vie des Français. Celle des jeunes en particulier… Des jeunes qu’il faut faire rêver à tout prix. Hollande a donc annoncé la candidature de la France à l’organisation de l’Exposition universelle en 2025. « La France est encore capable de grands événements, de grands chantiers. » D’autant que ce ne sera pas lui qui réglera les factures. Et de souhaiter, dans la foulée, que Paris soit candidat aux Jeux olympiques pour 2024. Une fois de plus Hollande fuit dans le futur un présent sur lequel il paraît plus que jamais impuissant.

A plusieurs reprises, le chef de l’Etat a taclé Nicolas Sarkozy. Son défouloir préféré. Notamment sur une sombre historie de frites. Mais pas seulement Sarko. Valls, deux fois plus populaire que le chef de l’Etat, a aussi eu droit à quelques piques bien senties. Pour l’occasion, Hollande nous a rejoué la grande scène de Jacques Chirac rabaissant Nicolas Sarkozy : « J’ordonne, il exécute. »

Durant cette émission, le président de la République a fait face à trois journalistes et à quatre Français (un homme et trois femmes). Vantant auprès de la responsable industrielle son choc de simplification, celle-ci lui a répondu du tac au tac que cette simplification en forme d’usine à gaz lui paraissait plutôt un choc de complication.

Au final, un numéro d’autojustification, plus agile que convaincant, pénible à regarder et à écouter. Notamment dans sa première partie, où le chef de l’Etat avait accepté d’être interrogé sur sa vie privée, dont il pensait sans doute pouvoir restaurer l’image abîmée. Un exercice dégradant, pour lui bien sûr, mais plus encore pour la fonction présidentielle. Contrairement à Valérie Trierweiler, nous ne lui dirons pas merci pour ce moment sans intérêt. Plus sérieusement, jeudi soir, derrière l’agitation brouillonne d’un président politiquement moribond, c’est aussi l’agonie de l’UMPS dans son ensemble qui se profilait.

Jean Cochet


En partenariat avec le quotidien Présent – Chaque jour, retrouvez sur Novopress la Une du quotidien Présent ainsi qu’un article sélectionné par la rédaction et mis gratuitement à votre disposition. Seul quotidien de réinformation, Présent est unique dans le paysage médiatique français. Contribuez à abattre le mur de la bien-pensance et du médiatiquement correct, lisez et faites lire Présent ! Abonnez-vous !