Le marché automobile français, révélateur d’un pays pauvre (Présent 8224)

Le marché automobile français, révélateur d’un pays pauvre (Présent 8224)

04/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Coût d’achat, assurance, entretien, carburant… La voiture est aujourd’hui devenue un véritable luxe que nombre de Français ne sont plus en mesure de s’offrir. En témoignent les statistiques publiées lundi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) qui, en plus d’enregistrer un recul des ventes de voitures neuves de 3,8 % en octobre dernier, précise que 54 % des véhicules neufs achetés dans notre pays sont des modèles d’entrée de gamme à faible marge et le plus souvent produits à l’étranger.

Un marché en panne

Au total, ce sont quelque 160 162 voitures particulières neuves qui ont été immatriculées en octobre 2014, contre 166 495 en octobre 2013 sur le même nombre de jours ouvrables. Un repli important que le directeur de la communication du CCFA, François Roudier, explique évidemment par « une baisse des intentions d’achat des ménages, des reports d’achat des achats lourds, comme les automobiles ou les logements » dans une situation de crise.

Principales victimes de cette chute : les marques étrangères, dont les immatriculations se sont contractées de 6,5 % par rapport à octobre 2013 (-21,5 % pour General Motors, -5,3 % pour Toyota, -4,8 % chez Volkswagen), mais surtout les marques de luxe (-17,5 % pour BMW, -4,8 % chez Audi) et les modèles onéreux. Car, si les groupes français limitent les dégâts (-2,2 % pour PSA, -0,4 % pour Renault), c’est grâce seulement à leurs petites voitures simples et bon marché. Ainsi, alors que Renault enregistre un repli de 2,1 %, sa branche Dacia progresse, elle, de 6,8 %.

Appauvrissement général

Une très mauvaise nouvelle pour le « made in France », souligne d’abord le CCFA. Parce que ces petites voitures sont le plus souvent produites à l’étranger : Roumanie et Maroc pour les Dacia, Slovénie pour la Twingo et la Clio, République tchèque pour les Peugeot 107-108 et Citroën C1 (photo)…

Mais aussi, le signe d’un appauvrissement général de notre pays et de nos compatriotes. Ainsi, alors que 54 % des immatriculations de voitures neuves en France concernent aujourd’hui des petits modèles, la moyenne ouest-européenne est à peine de… 42 %. Alors que les voitures familiales (type Citroën C5 ou Peugeot 508) ne représentent que 11 % du marché total en France, elles occupent 17 % du marché en Europe occidentale. Et l’on ne parle même plus des voitures haut de gamme : à peine 5 % du marché français contre 12 % en moyenne pour l’Europe occidentale !

Bref, au rythme où vont les socialistes, le gouvernement n’aura bientôt plus besoin de mettre en place la circulation alternée pour limiter la pollution dans les centres-villes : nous irons tous à pied ou à vélo.

Franck Delétraz


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