Les candidats au djihad vivent en France, mais la France vit-elle en eux ?

25/10/2014 – FRANCE (NOVOpress via Boulevard Voltaire)
Quel type d’arrière-plan familial peut-il inciter une gamine française de 15 ans à s’enfuir pour rejoindre une région du monde où l’on décapite au couteau des Occidentaux infidèles ?

Dans la rubrique « Société » de Valeurs actuelles du 9 octobre figurait la photo d’une énième maman éplorée fixant l’objectif, portrait de sa jeune fille en bandoulière : Assia, 15 ans, fugueuse candidate au djihad. Selon le magazine, au cours des derniers mois, les cas d’interceptions d’adolescents tentant de rejoindre la Syrie « se sont multipliés ».

L’islamologue Rachid Benzine souligne que l’État islamique est « nourri par un sentiment profond et ancien d’humiliation des peuples arabes par l’Occident » ainsi que « la mémoire des croisades », « des entreprises coloniales […] en passant par la guerre d’Algérie ». Et si les familles françaises concernées masquaient, cultivaient en leur sein, en lieu et place d’une légitime et sincère affection pour notre pays, un ressentiment suffisamment sourd pour alimenter l’étrange épidémie djihadiste touchant leur juvénile progéniture ?

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L’on ferait bien de s’interroger en haut lieu, plutôt que de se perdre en conjectures sur des histoires de perte de repères communes – paraît-il – à toutes les jeunesses du monde, quel type d’environnement, d’arrière-plan familial peut inciter une gamine française de 15 ans à s’enfuir non pas pour rejoindre la fiesta prohibée du samedi soir, mais une région du monde où – de notoriété publique – l’on décapite au couteau des Occidentaux infidèles.

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