Manuel Valls

Manuel Valls veut en finir avec le Parti Socialiste

25/10/2014 – PARIS (NOVOPress via Bulletin de réinformation)
Nous vous rendions compte avant-hier de la zizanie régnant au sein du Parti Socialiste, et de la tentative de Manuel Valls d’y remettre de l’ordre. Plus qu’un rappel à l’ordre, c’est une véritable révolution qu’appelle l’actuel Premier ministre. Dans un entretien à l’Obs paru avant-hier il répond « Pourquoi pas ?» à une question sur un changement de nom du PS, appelant « A un nouveau compromis entre toutes les formes progressistes du pays ».

Loin d’être anecdotique, ce changement d’étiquette confirmerait que le Parti n’a plus de socialiste que le nom

Rappelons qu’à l’origine, avant que le mot ne soit souillé par le marxisme et son incarnation, l’URSS, le socialisme promeut une organisation sociale et économique visant la justice. La gauche en général et le parti socialiste en particulier y ont renoncé depuis longtemps, en cherchant à détruire la cellule stabilisatrice de la société qu’est la famille ; en décrétant le mariage homosexuel ; en promouvant le travail le dimanche ; dernièrement, en réduisant les allocations familiales ; en donnant une charte de la diversité à des salariés qui préféreraient une diminution des charges ; enfin, en cherchant à déconstruire les stéréotypes de genre plutôt qu’à apprendre à lire et réfléchir à nos enfants. Comme Jean‑Claude Michéa le démontre dans son ouvrage « Le complexe d’Orphée », cette idéologie ne répond qu’à un seul impératif, du passé faire table rase, en abattant une à une toutes les frontières du passé : nation, famille et sexe.

La gauche d’aujourd’hui ne cherche plus à construire une société décente puisqu’elle n’envisage plus la politique qu’à l’échelle de l’individu

En effet, dans le même entretien, Manuel Valls déclare : « La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus ». Plus rien ne semble donc distinguer cette soi‑disant gauche de la soi‑disant droite incarnée par Chantal Jouanno qui dénonçait justement avant-hier sur twitter « un copier‑coller de notre campagne UDI ». La proposition de Manuel Valls a au moins le mérite de la clarté : le clivage d’aujourd’hui n’est plus entre la gauche et la droite, mais entre le progressisme libéral et l’idée identitaire, pour ne pas dire le socialisme identitaire.

Crédit photo : Thomas Bresso, via Wikipédia, (cc).