Entretiens sur la remigration [Présent] - Nicolas Bay : "Il est possible d’inverser les flux migratoires"

Entretiens sur la remigration [Présent] – Nicolas Bay : “Il est possible d’inverser les flux migratoires”

22/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Présent)
La question de la remigration émerge du débat politique. “Présent” publie à partir [du mardi 21 octobre, note de Novopress] une série d’entretiens sur la question : Guillaume Faye, Philippe Vardon, Jared Taylor… Nicolas Bay (photo) ouvre le bal. Novopress reproduit ci-dessous des extraits de cet entretien.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Les élus FN-RBM sont conscients que le rejet de l’immigration est massif en France. Les chiffres les plus récents sont éloquents : 75% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés en France. N’est-ce pas aujourd’hui le plus large consensus politique ?

Oui, le rejet de l’immigration et de l’islamisation, qui en est l’une des conséquences politico-culturelles les plus visibles, est désormais non seulement massif mais même largement majoritaire chez nos compatriotes. Et cela quel que soit leur vote ! C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle : cela signifie que nous pouvons continuer d’agrandir notre base électorale, mais aussi que certains Français, tout en rejetant l’immigration, continuent de faire confiance aux partis qui ont créé la situation.

Notre mission est donc désormais de transformer cette majorité d’opinion en majorité politique, en faisant entendre à nos compatriotes à la fois que les solutions que nous préconisons sont les seules à même de résoudre le problème mais aussi que nous sommes les seuls qui auront le courage politique de les mettre en œuvre. En cela, l’escroquerie du quinquennat Sarkozy nous a rendu service, elle a permis de démontrer qu’il ne suffisait pas d’avoir la rhétorique pour avoir les actes…

Le Front National a parfois traité la question migratoire avec nuance : de l’intégration possible à la remigration nécessaire. Quelle est la position actuelle de votre parti sur ces questions ?

Sur cette question comme toute autre, la nuance est nécessaire. Mais elle n’empêche pas la détermination. Au terme d’intégration, nous préférons celui d’assimilation, correspondant à la tradition française. Or, ce que nous observons aujourd’hui c’est que cette assimilation est devenue très difficile, si ce n’est impossible — du moins dans la situation actuelle — pour trois raisons principales. Tout d’abord, à cause du renoncement de nos gouvernants qui se refusent à affirmer clairement à la fois l’identité française et les valeurs républicaines dans notre pays. Ensuite parce que l’immigration a un caractère massif : un million d’entrées en seulement cinq années sous Sarkozy et toujours autant aujourd’hui évidemment. Et enfin parce que l’immigration que nous subissons depuis plusieurs décennies est non seulement massive mais principalement issue d’Afrique subsaharienne et du Maghreb ce qui accentue considérablement la fracture culturelle et identitaire. A ceux qui ne souhaitent pas s’assimiler, nous disons très clairement que s’ils n’aiment pas la France, rien ne les oblige à rester ici. Et pour un certain nombre d’entre eux – clandestins, islamistes, profiteurs – nous les raccompagnerons même vers la sortie. Il est parfaitement possible d’inverser les flux migratoires, par exemple en mettant fin au renouvellement automatique des titres de séjour, en s’appuyant sur la binationalité ou la naturalisation récente de certains criminels pour les déchoir de la nationalité française, en supprimant les incitations à l’immigration (aides et logements sociaux, AME, etc.), et enfin en réaffirmant clairement notre identité et la laïcité républicaine.

(…)

On observe avec intérêt que des sujets aussi divers que le chômage, la destruction de notre système social, les attaques contre la famille trouvent de nombreux points de convergence avec les questions migratoires. Dans l’esprit de beaucoup de Français de souche, on privilégie trop souvent « les autres » au détriment « des nôtres ». Partagez-vous cette analyse ?

Oui, beaucoup de Français ont le sentiment que certaines minorités et communautés, les plus bruyantes et revendicatives, voire agressives, ont droit à tout et surtout à toutes les attentions. Pendant ce temps eux bossent, et paient. Ils ne se trompent pas vraiment, et c’est d’ailleurs peu ou prou la stratégie électorale prônée par le « think-tank » socialiste Terra Nova ! Les récents projets de loi liés à la famille l’illustrent à merveille : ce sont les classes moyennes et populaire qui vont être durement touchées. Nous voulons justement être les porte-parole de cette majorité silencieuse : les sans-voix, les « oubliés ».

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Crédit photo : DR