La situation agricole s'aggrave en France menant au suicide

La situation agricole s’aggrave en France, menant au suicide

16/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le Front National s’est fendu d’un communiqué félicitant la Mutuelle sociale agricole qui a lancé un numéro d’appel dédié aux agriculteurs en difficulté. Il est évident que cette initiative est révélatrice de la délicate situation du monde agricole.

En effet, la profession connaît un suicide tous les deux jours. Ce drame est, aujourd’hui, passé sous silence. Il est en partie dû à une situation financière intenable.

Comment en sommes‑nous arrivés là ?

La politique agricole de la France est surprenante, car elle laisse partir un pan entier de notre histoire. Elle s’est soumise aux règles du commerce international. Elle a donc quitté sa politique protectionniste qui permettait de protéger notre agriculture de la concurrence agressive et déloyale. En conséquence, aujourd’hui, les agriculteurs travaillent toujours plus pour gagner toujours moins, car leur coût de production est bien supérieur à de nombreux pays concurrents, ils ne peuvent pas gagner au jeu de la compétitivité.

Quelle est la conséquence de cette politique ?

La faillite de l’agriculture française amène à une diminution du nombre d’agriculteurs et de la production. De plus, l’agriculture française se spécialise là où elle le peut encore tout en se séparant de sa diversité. Par conséquent, la France perd de jour en jour de son indépendance alimentaire.

Quelle position peut être envisagée pour la sauvegarde de l’agriculture ?

Tout d’abord, s’il est important de mettre à l’honneur l’agriculture française ce n’est pas parce qu’elle fait partie du patrimoine français mais qu’elle est surtout la principale richesse d’exportation de la France.

La coordination rurale, le deuxième syndicat agricole français, propose donc que l’agriculture telle que l’art en France soit une exception culturelle.  Par conséquent, qu’elle sorte de l’organisation mondiale du commerce pour permettre à la France de régulariser les échanges.

Image en Une : copie d’écran du site de la MSA. DR.