Michel Onfray dénonce “cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple”

30/09/2014 – PARIS (via Figarovox)
Dans FigaroVox, Michel Onfray évoque son dernier livre, “La passion de la méchanceté” et en profite pour répondre aux critiques dont on il est l’objet depuis ses propos sur «la théorie du genre».

Michel Onfray: L’école se substitue aux familles en matière d’éducation , dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l’instruction. Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique , apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris…), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu’il n’est pas inutile d’envisager, bien sûr , mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont ils? Si l’on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J’ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle…

(…)

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d’être réactionnaire. Que leur répondez-vous?

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple qu’elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d’autant plus en diable Marine Le Pen qu’ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s’occupait du peuple, nourrissent le FN et l’engraissent.

Quant à la comparaison avec Alain Finkielkraut, Michel Onfray répond de manière assez claire :

Finkielkraut travaille moins pour le FN, comme ils disent, qu’eux en abandonnant les gens modestes, les petits, les sans grades qu’ils humilient par leurs discours méprisants sur eux et auxquels ils reprochent ensuite de chercher ailleurs un peu de la dignité qu’ils leur refusent. Marine Le Pen est leur créature.

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