Le rapport de l’agence néerlandaise sur le crash du vol MH17 ne confirme pas les “preuves” invisibles des USA

Le rapport de l’agence néerlandaise sur le crash du vol MH17 ne confirme pas les “preuves” invisibles des USA

20/09/2014 – PARIS (NOVOpress) – Il n’avait suffi que de quelques heures après la disparition tragique du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine au président Obama pour tenir une conférence de presse et accuser– avant même toute enquête – les rebelles pro-russes dans la région d’en être les premiers responsables. Et son ambassadeur à l’ONU, Samantha Power, a fait de même devant le Conseil de sécurité des Nations unies – juste un jour après l’accident !
Ces allégations ont ensuite été utilisées comme prétexte pour justifier une série de sanctions économiques sévères contre la Russie.

Pourtant le malheureux vol MH17 vient à nouveau de disparaitre des radars, politiques et médiatiques cette fois, malgré la publication la semaine dernière du rapport de l’agence de sécurité aérienne néerlandaise (Dutch Safety Board, DSB) disponible en version intégrale et en Anglais ici.

Il faut d’emblée affirmer que ce rapport ne ment pas mais étonne par le choix de mots  sophistiqués et se perd dans une terminologie ambiguë.

C’était probablement voulu, de sorte que l’interprétation des politiques et médias puisse s’en trouver justifié.

Examinons ce rapport de plus près.

Au début, nous trouvons, comme d’habitude, des déclarations détaillées sur l’avion, à savoir à qui il appartenait et qu’il était en parfait état, ainsi que des détails sur l’équipage. On exclut les problèmes techniques et les conditions météorologiques comme cause de l’accident.

Le rapport confirme ensuite que les boîtes noires sont pratiquement intactes et qu’elles n’ont pas été altérées.

On poursuit avec la description des débris dispersés sur une vaste zone et, à partir de cette observation, on tire l’étonnante conclusion que cet avion a explosé dans les airs. On indique ainsi que la section du poste de pilotage s’est sans doute complètement détachée de l’avion, car elle semble être tombée à la verticale du point d’impact sur le sol et a été trouvée à une certaine distance du reste des débris.

Le rapport signale par ailleurs que les dommages causés par des forces extérieures ont été enregistrés presque exclusivement à l’avant de l’avion, à savoir le poste de pilotage, ce qui a mené à l’explosion de l’avion.

Jusqu’ici tout va bien, rien de nouveau. Ensuite, il y a une transcription de la communication radio entre le MH17 et le contrôle de la circulation aérienne de Dnipro Control, tirée de l’enregistreur de conversations.

Les questions commencent à ce stade :

La transcription débute avec un dernier banal échange à  13:08:00 et se termine à 13:22:02, soit un laps de temps de 14 minutes. Il est impossible que pendant 14 minutes aucun autre son ou dialogue n’ait été capté par l’enregistreur dans le poste de pilotage.

Lorsque le poste de pilotage reçoit les transmissions radio des autres avions, ceux-ci sont également enregistrés par le dispositif. Je le répète, il n’y a pas de mensonges dans ce rapport, mais selon toute vraisemblance des omissions. La conclusion du rapport souligne : « Rien n’indique dans les communications de l’équipage qu’il y avait quoi que ce soit d’anormal avec le vol. »

Tout était donc normal, mais la conversation qui a possiblement (et très probablement) eu lieu dans le poste de pilotage est dissimulée, ainsi que les transmissions radio provenant d’autres avions.

L’autre fait marquant est que « Le vol MH17 avec un Boeing 777-200 exploité par Malaysia Airlines s’est disloqué en vol, probablement en raison de dégâts structurels causés par un grand nombre d’objets à grande vitesse ayant pénétré l’avion de l’extérieur… » (Souligné par les auteurs.)

Bien que le rapport n’identifie pas la nature des « objets à grande vitesse », l’évaluation suggère que l’avion a été perforé par « un grand nombre » de projectiles non spécifiés.

Cette évaluation préliminaire, comprenant des preuves photographiques, ne suggère pas que l’avion a été frappé par « un ou plusieurs » missiles, comme le veut la version officielle de Washington. Rappelons que les gouvernements occidentaux ainsi que les grands médias ont accusé Moscou et « les rebelles soutenus par la Russie » en affirmant sans la moindre preuve qu’un missile Buk de fabrication russe était la cause de l’accident d’avion.

La preuve photographique indiquant des perforations semblables à celles produites par des tirs de mitrailleuse (« de nombreux petits trous ») et les évaluations de l’’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) suggèrent que le MH17 a été touché par des mitrailleuses de gros calibre.

 

 

 

« Jusqu’à présent, il n’a pas été possible de procéder à une étude détaillée des débris. Cependant, les images disponibles montrent que les morceaux de l’épave ont été percés à de nombreux endroits. Le type de dommages sur le fuselage de l’avion et le poste de pilotage est semblable à ce que l’on voit lorsqu’un grand nombre d’objets à grande vitesse pénètrent un avion de l’extérieur. Il est probable que ces dommages aient entraîné la perte de l’intégrité structurale de l’avion, menant ainsi à sa désintégration en vol. Cela explique aussi la fin brutale de l’enregistrement de données sur les enregistreurs, la perte simultanée de contact avec les contrôleurs aériens et la disparition de l’avion de l’écran radar. »

Les premiers résultats de l’enquête indiquent que l’écrasement du MH17 est dû à une cause extérieure. Il faudra davantage de recherches afin de déterminer plus précisément la cause. L’agence de sécurité estime que des preuves supplémentaires seront disponibles prochainement aux fins d’enquête.

Le rapport du DSB ne mentionne pas de dommages causés par un missile. Le terme « missile » n’apparaît pas dans le communiqué de presse. En outre, le DSB, qui était sans doute sous pression politique, ne parvient pas à identifier clairement la nature des « objets à grande vitesse», ayant pénétré l’aéronef.

Il convient de noter que les constatations du DSB concordent avec celles du chef de la mission de l’OSCE, lequel a confirmé l’existence de ce qu’il a décrit comme « des trous semblables à ceux faits par une mitrailleuse » (Wall Street Journal , 31 juillet 2014).

 

 

Les images valent mille mots et sont hors du domaine de la spéculation : La cabine de pilotage présente des traces de tirs d’artillerie. On peut voir les trous d’entrée et de sortie. Le bord d’une partie des trous est plié vers l’intérieur. Ce sont les plus petits trous, ronds et bien définis, montrant des points d’entrée, fort probablement ceux d’un projectile de calibre 30 mm. Et tous vont dans le même sens.

Cet avion n’a pas été touché par un missile dans la partie centrale. La destruction se limite au poste de pilotage.

Nous savons aussi que les radars Russes ont repérés eux avions des forces Ukrainiennes à proximité du vol MH17. L’armement typique d’un SU 25 est d’une mitrailleuse à double canons de 30mm – GSh-302 – charge d’un mélange de balles incendiaires et explosives.

Le rapport de l’agence néerlandaise sur le crash du vol MH17 ne confirme pas les “preuves” invisibles des USAOn voit ici les traces de balles sur l’aile en direction de l’avant de l’appareil.

 

 

Si ces munitions ont effectivement frappé le cockpit il a dû être pulvérisé instantanément et propulser l’avion dans une chute quasi verticale.
Et puisque l’intérieur d’un avion de ligne est hermétiquement cloisonné et pressurisé  l’apparition de cet énorme vide dans la carlingue a provoqué un changement de pression extrême et l’avion a simplement explosé comme un ballon.

MH17 3Et enfin nous pouvons citer une information de plusieurs journaux étrangers comme Le Soir en Belgique ou Le Matin en Suisse qui soulignent que l’avion de la Malaysia Airlines a peut-être été confondu avec celui de Vladimir Poutine.

L’avion qui ramenait le président russe d’Amérique latine a précédé le Boeing malaisien dans le ciel de Varsovie à une altitude de 10.100 mètres. L’avion présidentiel y est passé à 16h21 heure de Moscou et le Boeing à 15h44 heure de Moscou. Deux trajectoires très proches selon les critères aériens et de grandes ressemblances au niveau des couleurs et de la forme, surtout à grande distance.

 

En attendant nous n’avons plus de nouvelles des preuves accablantes des USA et de l’OTAN qui accusaient sans l’ombre d’un doute les résistants pro-russes certainement manipulés par les troupes de Poutine. Mais comme pour les armes de destructions massives de Saddam Hussein et les gaz toxiques de Bachar al Assad soyons sûrs que ces preuves existent et nous serons bientôt présentées en toute transparence !

Henri Guillaumet pour Novopress