[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu'importe, ils tuent bien au nom de l'islam ! par Fabrice Robert

[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu’importe, ils tuent bien au nom de l’islam ! par Fabrice Robert

19/09/2014 – PARIS (NOVOPress)
Les images d’horreur inondent les réseaux sociaux depuis plusieurs mois déjà. Des mises en scène morbides qui permettent aux fanatiques de l’Etat islamique de rivaliser – entre eux – dans la cruauté et l’exhibitionnisme macabre. L’archaïsme prend d’assaut les nouvelles technologies comme pour mieux combattre un monde ouvert et interconnecté qu’ils détestent par-dessus tout. C’est la stratégie du couteau et de la caméra. La victime expiatoire attend son supplice, encerclée par des barbus qui hurlent “Allah Akbar” en agitant leur téléphone portable pour immortaliser la scène du crime. Il aura fallu attendre l’assassinat de deux journalistes américains et d’un travailleur humanitaire britannique pour entendre des voix officielles dénoncer la barbarie des djihadistes. Pourtant, les décapitations sont bien devenues, en l’espace de quelques mois, le sport national de l’Etat islamique. Si Laurent Fabius a fait part de son “indignation” après la mort de James Foley, on aurait aussi aimé l’entendre réagir quand, quelques jours auparavant, un père franciscain a été sauvagement égorgé en Syrie. Dans l’horreur, toutes les têtes n’auraient donc pas la même valeur ?

Dans le même temps, une autre véritable guerre – sémantique celle-là – est en train de se jouer du côté des diplomaties occidentales. Il ne faudrait plus utiliser l’expression Etat islamique car cela pourrait provoquer une confusion avec l’islam, l’islamisme et, plus largement, le monde musulman. Le mouvement islamique devrait donc être rebaptisé “Daesh” qui est l’acronyme arabe d’EIIL. Pour Romain Caillet, islamologue à l’Institut français du Proche-Orient, “Daech” est un terme “impropre et péjoratif”. Il précise que “si en langue arabe, il peut y avoir une légitimité à l’employer, son utilisation en français est clairement idéologique”.

Une autre véritable guerre – sémantique celle-là – est en train de se jouer du côté des diplomaties occidentales.

Il faut se rappeler qu’après la décapitation de James Foley, Barack Obama avait, tout de même, tenu à préciser que l’Etat islamique ne parlait “au nom d’aucune religion” (sic). Laurent Fabius lui a emboîté le pas en déclarant que les djihadistes n’agissaient pas “au nom des musulmans”. Certes, l’Etat islamique ne combat pas au nom de tous les musulmans mais ce groupe tue bien au nom de l’islam !

En fait, derrière cette guerre sémantique, se profile un autre combat. Celui de la défense du multiculturalisme et du vivre-ensemble. Il faut ainsi marteler l’idée selon laquelle l’islam est une religion de paix qui a toute sa place en Europe. Et qu’importe le sondage révélant que 15% des “Français” soutiendraient l’Etat islamique. Qu’importe aussi que la France soit le pays d’Europe où l’on dénombre le plus de djihadistes. Enfin, que penser du très tardif “appel unitaire des musulmans de France” contre les exactions des égorgeurs islamistes ?

En fait, derrière cette guerre sémantique, se profile un autre combat. Celui de la défense du multiculturalisme et du vivre-ensemble.

Depuis le mois d’avril dernier, les identitaires ont mené une campagne de sensibilisation sur le danger que représentent ces djihadistes “français” partis se battre en Syrie et en Irak. Nous avons notamment demandé que soit adoptée d’urgence une loi condamnant à la déchéance automatique de la nationalité française et à l’interdiction absolue d’entrer sur le territoire national toute personne engagée dans une action djihadiste sur un front étranger. Chaque semaine, des musulmans cherchent à quitter la France pour aller faire le djihad. Comme quoi, le concept de remigration ne relève pas du fantasme. Mais, il paraît également nécessaire de prendre des mesures radicales pour les empêcher de revenir chez nous. Rares sont les Français qui aimeraient, un jour, croiser dans la rue un individu ayant pris goût à la collection de têtes décapitées. Ce n’est peut-être pas très politiquement correct de le dire mais la sécurité du pays impose que tout soit fait pour éliminer ces fanatiques directement sur le lieu de leurs exactions.

Dans le même temps, il convient de prendre des mesures pour neutraliser rapidement ceux qui comptent mener le djihad sur notre sol. Les assassins sont dans nos murs. Dans les banlieues et les prisons islamisées. Et ce n’est pas le numéro Vert anti-djihad lancé par Bernard Cazeneuve qui règlera le problème…

Fabrice Robert