Angers : les "Accroche-cœurs" censurés par l'islam avec l'accord du maire

Angers : les “Accroche-cœurs” censurés par l’islam avec l’accord du maire

16/09/2014 – ANGERS (NOVOPress) – L’affaire est symptomatique de l’islamisation du pays, où une religion encore minoritaire pèse de plus en plus sur la société, imposant son diktat moral, ses tabous et ses interdits. Elle est révélatrice également du silence gêné, voire de la soumission de la part des médias locaux comme des autorités politiques et administratives…

À Angers se déroule chaque année en septembre le festival des « Accroche-cœurs » consacré au théâtre et aux arts de la rue. Durant trois jours, la ville vit au rythme des représentations publiques sur les places et dans les rues avec une soixantaine de compagnies offrant plus de 100 spectacles drainant plus de 250 000 spectateurs.

L’édition 2014 du festival a débuté ce vendredi 12 septembre en soirée par une représentation théâtrale dite des « squames » qui visait à dénoncer les intégrismes religieux. Joué sur une des places centrales d’Angers devant un millier de spectateurs, la pièce fut interrompue par un groupe d’islamistes brandissant le Coran, traitant le spectacle « d’impur » et menaçant de s’en prendre physiquement aux acteurs.  Les comédiens ont alors décidé d’arrêter la représentation et la police est intervenue pour éviter que l’incident ne dégénère. Aucune interpellation n’a été effectuée.

L’incident fut pris très au sérieux par le maire UMP d’Angers, Christophe Béchu, qui décida d’annuler séance tenante les deux autres représentations de la compagnie prévues les samedi et dimanche. Cédant non seulement sur le champ aux menaces des islamistes, le communiqué de la mairie s’empressa même d’indiquer que “Christophe Béchu et la municipalité souhaitent présenter leurs excuses aux spectateurs qui ont pu être heurtés par ce spectacle“…

La décision d’annulation, prise dès le vendredi soir et publiquement annoncée le samedi matin, manqua d’entraîner l’annulation pure et simple du festival, la déprogrammation du spectacle étant vécue comme une véritable censure par les autres compagnies qui menacèrent de cesser de jouer par solidarité. Devant la catastrophe annoncée, un compromis fut trouvé, la représentation étant finalement rejouée le dimanche mais dans un espace fermé, le théâtre de la ville, et sous bonne garde policière.

L’épisode est révélateur à plus d’un titre :

– Angers n’est pas Marseille, ni la Seine-Saint-Denis et même si cette ville moyenne est, comme toutes les grandes villes du pays, touchée par une immigration endémique, on pouvait encore la croire à l’abri de provocations islamistes. Ce n’est visiblement plus le cas.

– Une vingtaine de jeunes musulmans brandissant des corans auront suffit à remettre en cause l’organisation d’un festival important, brassant 250 000 spectateurs, sans que les autorités publiques ne réagissent fermement pour assurer l’ordre et maintenir les représentations. Pire, elles ont aussitôt cédé au diktat en déprogrammant la pièce et en s’excusant piteusement.

– Tout a été fait par les politiques et les médias locaux pour minorer, voire cacher, les aspects politico-religieux de cet incident. Ainsi dans une touchante unanimité, les journaux locaux se sont employés dès le lendemain à oublier les causes réelles de cette déprogrammation… De manière évidente, il ne fallait surtout pas trop en parler et veiller à ce que les Angevins en sachent le moins possible.

Un nouveau cap a-t-il ainsi été franchi ce week-end dans l’état de dhimmitude volontaire ? Après les horaires réservées dans les piscines, la disparition du cochon dans les assiettes des cantines scolaires, la généralisation du halal, voilà désormais le temps des spectacles interdits…