[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu'importe, ils tuent bien au nom de l'islam ! par Fabrice Robert

Barack Obama lance une grande offensive contre l’Etat islamique en Irak comme en Syrie

11/09/2014 – WASHINGTON (via Bulletin de réinformation)
C’est dans un discours solennel, devant les chaînes de télévision américaines, que le président des Etats‑Unis a annoncé le déploiement d’une coalition internationale d’envergure pour combattre l’Etat islamique (drapeau en Une) qui sévit au Moyen‑Orient.

Une allocution d’autant plus solennelle que la date n’était pas choisie par hasard…

En effet, l’Amérique commémore aujourd’hui les attentats du 11 septembre, qui avaient entraîné l’Afghanistan puis l’Irak dans la guerre. Mais Barack Obama cherche avant tout à éviter le bourbier irakien dans lequel son prédécesseur George Bush avait enlisé l’armée américaine.

Sous l’égide de l’OTAN, cette coalition sera composée d’une quarantaine de pays pour, selon le président américain « Affaiblir et, au final, détruire le groupe terroriste ».

Mais les contours exacts de cette intervention restent flous…

Nous n’avons pas d’indication ni sur la durée, ni sur le coût de l’opération. On ne sait donc pas, combien de temps pourrait durer cette intervention (« un, deux ou trois ans » avait déclaré hier le secrétaire d’Etat américain John Kerry).

L’objectif des Etats‑Unis est d’intensifier les frappes aériennes qui étaient restées très limitées jusqu’à présent, mais également de reconstituer et d’entraîner l’armée irakienne démantelée par les troupes islamistes de l’EIIL.

Et la Syrie dans tout cela ?

Non seulement Obama écarte toute collaboration avec le régime de Bachar el‑Assad mais il a annoncé qu’il interviendrait aussi bien en Irak qu’en Syrie, et préfère miser sur la coopération avec l’opposition modérée.

Alors que le gouvernement de Bachar el‑Assad lutte depuis plus de trois ans contre ces mêmes islamistes, sa participation aurait pu être utile à l’effort de guerre. Mais la Syrie reste persona non grata, de même que l’Iran qui, elle non plus, n’a pas attendu l’Occident pour soutenir les combattants kurdes contre les djihadistes.

La France, elle, participera à l’intervention

D’ailleurs François Hollande est attendu demain à Bagdad, l’occasion pour le président français de préciser la place qu’occupera la France dans cette opération.

En tout état de cause, ce n’est qu’après la conférence internationale prévue le 15 septembre prochain à Paris et l’Assemblée générale des Nations‑Unies du 22 septembre qu’on pourra en savoir davantage sur le déroulement des opérations.