Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

Le bourreau de James Foley identifié : combien d’Abdel-Majed Abdel Bary outre-Manche ? (Présent n°8173)

26/08/2014 – LONDRES (NOVOpress)
Alors qu’une foule de fidèles et de patriotes se joignaient dimanche aux parents de James Foley pour rendre un dernier et poignant hommage à leur fils sauvagement assassiné par les islamo-terroristes de l’EI, Scotland Yard annonçait de son côté avoir identifié le bourreau du journaliste américain : un certain Abdel-Majed Abdel Bary, ancien rappeur londonien parti pour la Syrie en juillet 2013.

Une du numéro 8173 de "Présent"

Une du numéro 8173 de “Présent”

« L’étendard du djihad hissé partout »

Interrogé par CNN, l’ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis, Peter Westmacott, avait en effet confié que ses collègues à Londres mettaient beaucoup de moyens dans cette enquête et étaient sur le point d’identifier le suspect. Si Westmacott ne livrait pas de nom, le Sunday Times, citant des sources au sein du gouvernement britannique, dévoilait de son côté le nom d’Abdel-Majed Abdel Mary, 24 ans, originaire d’un quartier huppé de l’ouest de Londres, dont le père, Abdel Abdul Bary, né en Egypte, ancien lieutenant de Ben Laden, aurait joué un rôle dans les attaques contre deux ambassades américaines en 1998 au Kenya et en Tanzanie. Un père que cet ancien rappeur londonien, connu sous le nom de « L Jinny », glorifiait dans un clip diffusé en mars 2013. L’islamiste, qui expliquait dans l’une de ses chansons que « il n’y aura de paix dans le monde qu’après avoir vu la victoire de l’islam et l’étendard du djihad hissé partout », avait déjà fait parler de lui le 15 août dernier en publiant sur son compte Twitter une photo où il brandissait une tête tranchée…

Douloureux réveil

Un réveil douloureux pour Londres, qui s’est longtemps vantée de sa très grande libéralité, de son ouverture d’esprit, de son sens de l’accueil, et qui commence seulement à s’apercevoir, à l’instar de la France, de la Belgique et d’autres pays européens, des conséquences catastrophiques de cette politique. Pourtant, il y a longtemps déjà que l’ennemi est dans la place. Mais il semble bien que les incessants appels au meurtre du mollah Abou Hamza, les manifestants barbus de Speakers Corner munis de pancartes incitant à égorger Tony Blair, les attentats de 2005, le soldat massacré à la machette et au hachoir en pleine rue en mai 2013 à Woolwich aux cris d’« Allah Akbar » ou encore les patrouilles musulmanes faisant régner la terreur dans le quartier de Tower Hamlets n’aient pas servi de leçon. Et nous ne sommes pas surpris d’apprendre aujourd’hui de la bouche de Peter Westmacott qu’environ 500 Britanniques mènent actuellement le djihad en Syrie et en Irak.

Sans oublier ces chiffres du recensement britannique de 2011, selon lesquels l’augmentation de la part des musulmans en bas âge (moins de cinq ans) entre 2001 et 2011 aurait été de 80 % en Angleterre et au Pays de Galles, pays où près d’un enfant de moins de cinq ans sur dix est musulman, et où 4,8 % de la population totale se rend à la mosquée.

Franck Deletraz


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