Italie : 117.000 clandestins débarqués en un an dont 3% de vrais réfugiés

Italie : 117.000 clandestins débarqués en un an dont 3% de vrais réfugiés

24/08/2014 – ROME (NOVOpress) – Chiffres officiels du ministère de l’Intérieur italien, donnés mi-août lors d’une conférence de presse du ministre Angelino Alfano. Au cours des douze derniers mois (du 1er août 2103 au 31 juillet 2014), les « migrants » qui ont débarqué sur les côtes italiennes ont été au total 116.944, dont 101.480 depuis le 1er janvier – on notera l’emballement consécutif à l’opération dite Mare nostrum. 83% sont arrivés en Sicile. Alfano s’est félicité que l’Italie soit « la championne du monde de l’accueil ».

Sur ces 117.000 clandestins, seuls 35.424 ont pris la peine de déposer « une demande de protection internationale » ; 82.000, soit les deux-tiers, n’ont même pas essayé de se faire passer pour réfugiés. Après examen, 3.784 ont obtenu le statut de réfugié politique. Le méritaient-ils tous ? Il y a lieu d’en douter après des affaires comme celle de l’abbé Sergio Librizzi, directeur de la Caritas de Trapani (d’après le site officiel du diocèse, il avait même le titre de Monseigneur) et membre très influent de la commission préfectorale pour l’examen des demandes d’asile : il a été arrêté en juin dernier pour avoir, des années durant, imposé des rapports homosexuels aux « frères migrants » en échange du statut de réfugié.

En admettant même qu’il n’y ait eu aucune fraude ni fausse déclaration, cela fait 3.784 vrais réfugiés, « au sens de la convention de Genève », soit 3% du total. 8.143 clandestins ont obtenu « une protection subsidiaire », prévue, en application des directives de l’Union européenne, pour « les personnes qui, tout en n’étant pas des réfugiés proprement dits ont également besoin de protection internationale, dans la mesure, où en cas de rapatriement, ils courraient un risque objectif de dommage grave ». 12.508 se sont vu attribuer un permis de séjour « pour motifs humanitaires », c’est-à-dire, selon les textes officiels, pour motifs « qui ne sont pas considérés par les normes en vigueur comme des hypothèses légitimes pour l’accès à la protection internationale, mais qui font cependant obstacle à un retour immédiat de l’intéressé dans son pays ».

Malgré ces critères on ne peut plus laxistes, 9.691 demandes ont été rejetées purement et simplement. Il est habituel pour les clandestins de déposer alors un recours qui les rend officiellement « inexpusables », comme l’avait fait Mada Kabobo, le tueur à la pioche de Milan.

Le Ministère précise que, au 31 juillet dernier, 53.243 clandestins se trouvaient dans des centres d’accueil en Italie, dont 28% en Sicile (la politique du gouvernement italien, on le sait, est de les disperser sur tout le territoire). Que sont devenus tous les autres ? Le Ministère affirme que « les rapatriements ont été presque 10.000 ». Ce sont donc encore plus de 50.000 clandestins qui manquent à l’appel. Tout donne à penser que le plus gros est déjà passé en France.

Flavien Blanchon

Image en Une : copie d’écran du compte twitter de la marine nationale italienne. Suivez l’invasion en direct sur le compte twitter de cette marine, obéissant aux injonctions du Pape François elle va chercher les clandestins au large pour les amener en Italie, d’où ils gagnent le reste de l’Europe.