Italie : Un directeur du Secours catholique arrêté pour abus sexuels sur immigrés clandestins

Italie : Un directeur du Secours catholique arrêté pour abus sexuels sur immigrés clandestins

25/06/2014 – TRAPANI (NOVOpress) – La Caritas (le Secours catholique italien) est depuis des années à la pointe du combat immigrationniste, y compris dans ses dimensions les plus explicitement politiques. Elle a ainsi co-organisé la campagne « L’Italia Sono Anch’Io » pour le vote des immigrés et l’adoption du droit du sol. En février dernier, la Caritas a installé un nouveau centre sur l’île de Lampedusa, « inspiré par l’appel du pape François à ouvrir les portes aux frères migrants ».

Les critiques accusent volontiers la Caritas d’être mue par des préoccupations financières : la gestion des centres d’accueil pour clandestins lui assure des rentrées d’argent considérables, via les subsides qu’elle reçoit du gouvernement italien. Mais une affaire qui vient d’éclater suggère que les motivations des immigrationnistes sont parfois plus sordides encore.

Le directeur de la Caritas diocésaine de Trapani en Sicile, l’abbé Sergio Librizzi, a été arrêté mardi par la police « alors qu’il s’apprêtait à dire la messe dans l’église de Saint-Pierre » dont il est curé. Il a été inculpé de violence sexuelle et de concussion.

« Les délits sexuels – a expliqué le procureur de Trapani, Marcello Viola – concernent diverses personnes, mineures et majeures, toutes étrangères à l’Union européenne, avec lesquelles le prêtre avait des contacts en raison de sa position à la Caritas ». L’accusation repose à la fois sur les témoignages des victimes et sur des enregistrements par des micros espions, placés dans la voiture de l’abbé Librizzi. L’enquête avait été lancée il y a environ huit mois.

« Depuis au moins cinq ans », selon les enquêteurs cités par La Stampa, l’abbé Librizzi « utilisait son pouvoir présumé pour contraindre les migrants à des rapports sexuels ». « En échange, il faisait en sorte que ces immigrés non ressortissants de l’Union européenne obtiennent le statut de réfugiés politiques ou des permis de séjour. Le prêtre était en effet un membre très influent de la commission préfectorale chargée d’attribuer le statut de réfugié politique ».

« Au moins une dizaine de cas » ont été établis par les enquêteurs. L’un concerne un Nigérian que l’abbé Librizzi aurait contraint à avoir des rapports sexuels avec lui à trois reprises, avant de lui donner le document tant désiré. En 2009 déjà, l’ecclésiastique aurait exigé des rapports sexuels d’un Irakien. Selon la déposition de ce dernier, l’abbé Librizzi lui aurait dit : « Je suis une personne importante, je fais partie de la commission pour la délivrance des permis de séjour, je peux te rendre tout facile ou au contraire plus difficile. Mais toi, qu’est-ce que tu me donnes ? Mais tu ne comprends pas ce que je veux ? »

D’importantes sommes d’argent ont en outre été retrouvées : le prêtre les avait cachées derrière le tabernacle de son église.

Sur l’excellent site Il Primato Nazionale, Francesco Pezzuto commente ainsi l’événement. « L’arrestation du directeur de la Caritas diocésaine n’est que le dernier en date d’une longue série d’épisodes de violence, de concussion et d’extorsion de fonds, sous couvert de l’accueil des migrants. Les enquêtes sur les associations, les coopératives, les “organisations d’utilité sociale” se multiplient, mettant à nu un véritable marché de la chair humaine, car c’est bien ainsi qu’apparaissent “les nécessiteux” aux yeux de ceux qui exploitent la souffrance. L’esclavagisme du troisième millénaire est le plus rusé et le plus honteux que l’humanité ait jamais connu ».

Et Francesco Pezzuto de conclure en accusant : « ceux qui défendent à toute force l’immigration de masse, en refusant de reconnaître l’évidence, ne pourront se disculper d’être les complices, même involontaires, de cette barbarie ».

Crédit image : copie d’écran d’ “Il Giornale”, cité dans notre article. DR.