Tuerie de Bruxelles : les frontières qu’il nous faut

Tuerie de Bruxelles : les frontières qu’il nous faut

02/06/2014 – PARIS (NOVOpress) – Medhi Nemmouche, notre nouveau Mohammed Merah national, est natif de Roubaix. Il est placé en garde à vue pour assassinat, tentative d’assassinat, détention et transport d’armes, en lien avec une entreprise terroriste (quatre personnes abattues au Musée juif de Bruxelles).
Après quelques séjours en prison, où il s’est converti à l’islam radical (l’administration pénitentiaire était au courant), il est allé faire le djihad en Syrie (les services secrets étaient au courant). Il a ensuite décidé de revenir en France via l’Allemagne (le Ministère de l’intérieur était au courant sur transfert d’information des autorités allemandes).

 

Bref, cet individu très dangereux et très surveillé se ballade un peu partout en Europe et dans le monde, comme en ce moment la sœur de Mohammed Merah, qui elle aussi est très surveillée (heureusement qu’ils sont très surveillés d’ailleurs, car on se demande ce qu’ils pourraient faire comme bêtise s’ils ne l’étaient pas…).

Finalement, une fois Nemmouche identifié, il a été arrêté ; non par une cellule dédiée à cet effet, mais lors d’un simple contrôle d’identité à Marseille, à la descente d’un bus en provenance des Pays Bas ; les mauvaises langues diront qu’il s’agissait d’un contrôle au faciès.
François Hollande s’est félicité de cette arrestation « juste derrière la frontière » ; notre honorable président nous apprend donc que Marseille se situe près de la frontière de la Belgique et des Pays Bas. À 1.000 km près, ce n’est pas faux.

Bref, malgré la loi Valls sur la constitution d’un délit quant au passage à l’acte des djihadistes hors du territoire national, Medhi a fait un petit tour d’Europe avec des armes de guerre en étant fiché « S », c’est-à-dire comme individu très dangereux à surveiller ; le Ministère de l’Intérieur a même qualifié d’ « efficace » son fichage… Que serait-il advenu en cas d’inefficacité de l’appareil d’État ? Dormez tranquille, Valls s’occupe de tout.

Bref, quatre morts pour rien, qui auraient pu être sauvés par une chose simple : une frontière. Pour ceux nés après le 26 mars 1995, il s’agit d’une limite créée par les hommes où se situent des contrôles douaniers qui permettent d’éviter l’entrée et la sortie de produits illicites, d’argent sale, d’armes, et d’individus dangereux et recherchés. Les honnêtes gens quant à eux peuvent circuler : il ne s’agit donc pas de mur de Berlin, ou de barrière entre les peuples.

Voici la conclusion de cette affaire : il est grand temps que la France réinstaure des frontières réelles, et un contrôle effectif de celles-ci, afin d’éviter la destruction définitive de notre nation.