Développement de l’homosexualité chez les jeunes : le rôle de la télévision et de la publicité

Développement de l’homosexualité chez les jeunes : le rôle de la télévision et de la publicité

01/06/2014 – PARIS (NOVOpress) – Dans son numéro « Sexe: ce que vous cachent les jeunes », le magazine l’Express revient sur le développement des pratiques homosexuelles chez les 15-25 ans. Les chiffres sont effarants : entre 2006 et 2013, le pourcentage de filles ayant eu des rapports sexuels avec une personne du même sexe a été multiplié par 2, passant de 5,7% à 10%, et par 3 pour les garçons (3,8% à 11%) !

« Cette nouvelle tendance qui consiste à faire glisser les frontières de ses préférences sexuelles » est encouragée, voire imposée, par les campagnes publicitaires et les séries télévisées. Le témoignage de Jeanne, 23 ans, étudiante en lettres est éloquent lorsqu’elle évoque son attirance pour sa meilleure amie à l’âge de 14 ans : « Jusque là je n’avais flashé que sur des garçons. Pourquoi cette attirance soudaine? Etais-je devenue homo? Je ne comprenais plus rien ». “C’est d’une série télé, Orange Is the New Black, que lui viendra la révélation.” L’histoire met en scène un personnage féminin sur le point de se marier et qui retrouve son ancienne amante en prison. Ce jour-là, je me suis dit qu’il n’était pas forcément obligatoire de s’inscrire dans une case précise. »

Et le magazine l’Express d’énumérer les « séries prisées des ados comme The L Word,Nip/Tuck ou Dr House qui sortent ainsi des schémas traditionnels en matière de sexualité. » Avant d’ajouter : « les débats autour du mariage pour tous ont libéré la parole, bousculé le schéma de la famille traditionnelle. “Quand je pense à l’avenir, je m’imagine mariée à un homme… ou à une femme. Peu importe, puisque j’ai désormais le choix. Avant, j’aurais peut-être choisi la facilité en me tournant plutôt vers un profil masculin”, souligne Laurène ».

Outre les séries télévisées, la publicité n’échappe pas à cette nouvelle propagande. La dernière campagne de Schweppes en est l’exemple type, jouant sur un lesbianisme soft.

Comme aussi la publicité du joaillier Chaumet, dont les affiches mettant en scène deux femmes sur le point de s’embrasser ont été retirées à Pecq dans les Yvelines. L’association SOS homophobie a dénoncé dans un communiqué, il s’agit « d’une censure inacceptable qui traduit et renforce la hiérarchisation des couples et des personnes selon leur orientation sexuelle. (…) Le voile qui vient d’être posé sur cette affiche met en lumière une lesbophobie qui n’ose pas dire son nom ».

Crédit image en Une : copie d’écran de la deuxième vidéo, DR.