« L’Islam est un produit de l’Enfer » : le sermon-choc d’un pasteur irlandais, soutenu par le Premier ministre

« L’Islam est un produit de l’Enfer » : le sermon-choc d’un pasteur irlandais, soutenu par le Premier ministre

30/05/2014 – BELFAST (NOVOpress) –  C’est un sermon comme on n’en entend plus beaucoup, même chez les calvinistes d’Irlande du Nord. Mais le pasteur James McConnell, fondateur de la Whitewell Tabernacle Metropolitan Church de Belfast, est un protestant évangélique, qui ne mâche pas ses mots.

Dimanche 18 mai, devant sa congrégation, le pasteur McConnell a vigoureusement dénoncé l’Islam et ceux qui le présentent comme une simple « variante du christianisme et du judaïsme ». « Ce n’est pas vrai, a-t-il protesté. Les idées de l’Islam sur Dieu, sur l’humanité, sur le Salut, sont très différentes de ce qu’enseignent les saintes Écritures. L’Islam est païen, l’Islam est satanique, l’Islam est une doctrine née de l’Enfer ».

Mettant en garde contre « les cellules musulmanes dans toute la Grande-Bretagne », le pasteur McConnell n’a pas craint de se référer au plus célèbre député unioniste d’Ulster, feu Enoch Powell. « Les gens disent qu’il y a de bons musulmans en Grande-Bretagne, c’est peut-être le cas, mais je ne leur fais pas confiance. Enoch Powell avait raison et sa carrière a été ruinée pour cette raison. Enoch Powell était un prophète : il nous a dit que le sang coulerait dans les rues, et c’est arrivé ».


Les propos du pasteur ont évidemment fait scandale et la police a ouvert une enquête pour « incitation à la haine ». Mais il a obtenu le soutien du Premier ministre d’Irlande du Nord, Peter Robinson, qui a souvent fréquenté son temple et a annoncé qu’il continuerait à le faire. Dans une interview à Irish News, Peter Robinson a déploré que le pasteur McConnell soit « diabolisé » alors qu’il « a donné sa vie pour le Christ » et qu’il « prêche l’Évangile ». « C’est le devoir de tout prédicateur chrétien de dénoncer les fausses doctrines, il a donc parfaitement le droit de le faire, c’est parfaitement approprié pour un pasteur. Cela s’est fait pendant des générations ».

« L’Islam est un produit de l’Enfer » : le sermon-choc d’un pasteur irlandais, soutenu par le Premier ministre

Le site internet de l’église a été victime d’une attaque par déni de service. Au nom de la liberté d’expression sans doute ! Copie d’écran par Novopress (cc).

 

Quant à la « confiance » envers les musulmans, le Premier ministre a déclaré que lui-même ne ferait pas « confiance aux musulmans qui ont été impliqués dans des activités terroristes. Je ne leur fais pas confiance s’ils adhèrent entièrement à la charia. Je ne leur ferais pas confiance pour ma direction spirituelle ». « La confiance, a-t-il plaisanté, ne relève pas de l’incitation à la haine. Sinon, je vais aller voir la police et dénoncer tous ceux qui disent qu’ils ne font pas confiance aux hommes politiques ».

L’indignation politico-médiatique a immédiatement changé de cible pour se concentrer contre le Premier ministre, accusé de « promouvoir la haine » et de « donner l’impression au reste du monde que l’Irlande du Nord est une société fermée et pas accueillante ». Le vice-Premier ministre et ancien chef d’état-major de l’IRA, Martin McGuinness, a appelé Robinson à « reconnaître et embrasser la diversité sociale, culturelle et religieuse de notre société. J’apprécie, a-t-il dit, la diversité et la nature multiculturelle de notre société, et la précieuse contribution que la communauté musulmane apporte quotidiennement à cette société ».

À Londres, le secrétaire d’État à l’Irlande du Nord, Theresa Villiers, a condamné le sermon du pasteur McConnell, puisque, selon elle, « l’Islam est une religion pacifique ». Amnesty International, qui a cru bon de se mêler de l’affaire, a reproché à Peter Robinson « d’abandonner les victimes de crimes racistes ».

Dans une déclaration publiée vendredi, Peter Robinson a tenté de faire valoir que ses propos avaient été « interprétés contre son intention ». Tout en maintenant que le pasteur McConnell « avait droit à la liberté d’expression », le Premier ministre a assuré qu’il « respectait la contribution apportée à notre société par les membres de la communauté islamique ».

Le pasteur McConnell a expliqué quant à lui que son sermon lui avait été inspirée par l’histoire de Meriam Yehya Ibrahim, la jeune chrétienne condamnée à mort au Soudan pour « apostasie », au nom de la loi islamique en vigueur. « Je ne me courberai pas, a-t-il promis dans un nouveau sermon, devant les pouvoirs des ténèbres ».