Départ forcé de Jean-François Copé, remplacé par trois vieux politiciens centristes

Départ forcé de Jean-François Copé, remplacé par trois vieux politiciens centristes

Image : le nouveau logo de l’UMP ?

28/05/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Hier, c’est bien à une révolution de palais que l’on a assisté. Réunis en bureau politique, les dirigeants de l’UMP ont imposé à Jean-François Copé sa démission de l’UMP, la noyant dans une démission collective de la direction du parti. JF Copé cessera ses fonctions le 15 juin prochain.

Le débat en bureau politique a été houleux. Fillon aurait demandé à JF Copé de se mettre en retrait durant la durée de l’enquête consécutive aux turpitudes financières de l’UMP. NKM aurait exigé la tenue d’un congrès. Cette démission s’est imposée en raison du climat : l’affaire Bygmalion, allégations de dépenses de campagne clairement minorées, mais aussi avance du FN lors des élections européennes. La révélation‑confession de Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Copé, a eu l’effet d’une bombe.

Le scénario semble avoir été ficelé à l’avance

Jean-François Copé n’avait nulle intention de démissionner au début, mais il a été poussé par ses collègues. Quelques jours avant, Valérie Pécresse menaçait de quitter l’UMP. Filĺon a été incisif : « Nous t’avons écouté Jean‑François, mais comment avoir confiance ? » Les barons de l’UMP ont tout simplement préparé un putsch de couloir, avec des rôles répartis à l’avance et moyennant l’appui des réseaux sociaux et de la presse. Depuis des semaines, des journaux comme le Point, soulignaient les affaires financières.

Qui avait intérêt à voir sortir ces affaires financières ?

Les concurrents d’une ligne relativement patriotique, mais aussi le président de la République. L’affaire devient une tempête médiatique au lendemain d’une défaite électorale majeure pour le parti du président François Hollande. Les enquêtes financières menées par Tracfin ont été faites par une analyse détaillée des mouvements de fonds autour de Bygmalion. Le gouvernement aurait pu facilement avoir connaissance des résultats de l’enquête de ce pôle financier et peut l’avoir communiqué à des journalistes.

Quelle solution se dessine pour la tête de l’UMP ?

Un triumvirat, composé de trois anciens Premiers ministres et dirigeants de l’UMP, est mis en place. La direction collégiale que Fillon appelait de ses vœux qui correspond, surtout, à la situation d’un parti sans chef.

Il y a donc une question de fond

La ligne politique de l’UMP ne semble pas éclaircie. Alain Juppé et NKM ont clairement exprimé le vœu d’un rapprochement avec les centristes. Si des militants se réjouissent, d’autres déplorent le risque de transformer l’UMP en parti de centre droit. Objectivement, c’est la possibilité pour le FN de récupérer définitivement la frange la plus droitière du parti. Le dernier acte du démantèlement de la ligne Sarkozy-Buisson-Copé a été commis.

Crédit image : DR.