UMPS : nouvelles extensions du domaine de la prévarication

UMPS : nouvelles extensions du domaine de la prévarication

23/05/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Mercredi, Isabelle Balkany, première adjointe au maire de Levallois-Perret, et Jean-Pierre Aubry, ancien directeur de cabinet du maire de Levallois, ont été mis en examen et placés en garde à vue, pour blanchiment de fraude fiscale.

Leurs détentions ont été prolongées hier par le juge d’instruction. Les juges financiers chargés de l’instruction soupçonnent les époux Balkany d’avoir dissimulé une partie de leur patrimoine à l’Administration fiscale, ainsi qu’un compte en Suisse. Cette mise en examen survient alors que l’UMP est engluée depuis plusieurs semaines dans différentes affaires, touchant notamment son président Jean-François Copé soupçonné de surfacturations au profit de proches. Parallèlement à cette affaire, M. Balkany est quant à lui visé par une enquête pour détournement de fonds publics. Il est soupçonné d’avoir utilisé un chauffeur de la mairie à des fins personnelles, notamment lors de vacances sur l’île de Saint-Martin. Rappelons que Patrick Balkany, grande figure de l’UMP, est un proche de Nicolas Sarkozy

Et mardi, on apprenait  qu’une trentaine d’élus UMP sont soupçonnés d’avoir détourné 400.000 euros d’argent public des caisses du Sénat

Après avoir été alerté par Tracfin en 2012, le procureur de la République avait lancé une enquête préliminaire qui a permis de révéler de possibles cas de détournements de fonds publics, d’abus de confiance et de blanchiment au Sénat. Une trentaine de sénateurs UMP auraient reçu plusieurs dizaines de milliers d’euros de la questure du Sénat par l’intermédiaire de deux associations assez opaques. Les enquêteurs ont également découvert que plus de 150.000 euros d’argent public (en liquide…) auraient atterri par un biais plus que problématique dans les poches de sénateurs UMP. Le groupe UMP au Sénat dément en bloc.

Nos amis socialistes semblent cette fois un peu en retrait…

En petite forme cette semaine. Convoqué mercredi matin au commissariat central de Bordeaux, Ludovic Freygefond, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de la Gironde et ancien maire PS du Taillan-Médoc, a été placé en garde à vue. Il fait l’objet d’une enquête pour « harcèlement moral » déclenchée à la suite de la plainte de son ancien directeur de cabinet en septembre 2012, soit il y a plus d’un an et demi. Les enquêteurs ont gentiment attendu la fin des élections municipales de mars dernier pour entendre l’ancien maire socialiste, ceci afin de ne pas interférer dans la campagne électorale. Quelle délicate attention ! Auraient-ils fait preuve d’autant de tact si le maire incriminé avait été Front national ?…

Crédit image : copie d’écran s’une vidéo sur YouTube, DR.