En Thaïlande, les sujets se révoltent

En Thaïlande, les sujets se révoltent

21/05/14 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La Thaïlande est toujours plus agitée. Le pouvoir de cette monarchie constitutionnelle s’est constitué autour du palais royal, des élites urbaines, des milieux industriels, financiers et de l’armée. Cet ordre est remis en cause par le reste de la population.

Que s’est‑il passé en Thaïlande ?

Le 31 octobre dernier, le gouvernement mené par Yingluck Shinawatra (photo avec Barack Obama) décide de voter un projet de loi d’amnistie des militants politiques fidèles à l’ancien Premier ministre Thaksin, le frère de l’actuel Premier ministre. Cet acte est vu par l’opposition comme une marque de népotisme. Des manifestations sont organisées pour dénoncer le « Système Thaksin ».  Les manifestations prennent de l’ampleur au point de devenir incontrôlables. Le 8 décembre, les 150 membres du parti de l’opposition démissionnent contraignant le Premier ministre à la dissolution du Parlement. Des élections anticipées sont prévues pour le 2 février. Mais l’opposition refuse de s’y rendre et organise des « opérations paralysie » de Bangkok. Les grands carrefours de la ville sont occupés par les manifestants. Le 7 mai dernier la Premier ministre est démis de ses fonctions par la Cour constitutionnelle. Le 20 mai, la loi martiale est décrétée dans tout le royaume et des bataillons de l’armée ont pris position à Bangkok pour rétablir l’ordre.

La destitution du Premier ministre est‑elle inattendue ?

Non. C’est la 3e fois depuis 2006 qu’un gouvernement de cette mouvance politique est démis de ses fonctions avant son terme. De plus, Yingluck Shinawatra était menacée de destitution. La commission anticorruption l’avait convoquée le 27 février pour l’inculper de négligence, en raison de son programme controversé d’aide aux riziculteurs.

Crédit photo : Pete Souza, via Wikipédia, domaine public.