Rebondissement dans l’affaire Bygmalion

Rebondissement dans l’affaire Bygmalion

17/05/2014 – PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
Fin février, l’hebdomadaire Le Point affirmait que Jean‑François Copé avait favorisé Bygmalion, une agence de communication dirigée par deux de ses proches. Selon, l’hebdomadaire, huit millions d’euros avaient été empochés par la société via l’une de ses filiales lors de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012. La filiale en question, Event & Cie, aurait « Chargé la mule sur certaines prestations facturées à l’UMP hors appel d’offres ». Evidemment, Jean‑François Copé avait alors dénoncé « Un coup monté » et « un tissu de mensonges », annonçant porter plainte contre Le Point.

Rebondissement de l’affaire hier en une de Libération

Dans son édition du jeudi 15 mai, le quotidien affirme en effet que ce ne sont pas huit mais près de 20 millions d’euros que la filiale de Bygmalion aurait empochés durant la campagne présidentielle. Expliquant avoir eu accès aux factures de la filiale Event & Cie, sur la période de janvier à juin 2012, couvrant la campagne présidentielle, Libération insiste en particulier sur les 12,7 millions d’euros versés par l’UMP pour au moins 55 « conventions thématiques » facturées à des prix très élevés, entre 200 000 et 300 000 € pour la plupart.

Certains de ces événements pourraient même être fictifs

Parmi plusieurs événements qui auraient laissé peu de souvenir aux principaux intéressés, le journal cite notamment une “conférence sur l’accès au crédit”, le 30 mai 2012, trois semaines après la défaite de Sarkozy, facturée 299 000 €. Or le député UMP Pierre Lellouche, supposé en être le principal intervenant, ne s’y est pas rendu, si l’on en croit ses agendas et ses propres souvenirs. Ce dernier a annoncé avoir saisi son avocat afin « De savoir pourquoi son nom figure sur une facture consacrée à un événement auquel [il n’a] pas participé ! ». Pour le député UMP de Haute-Savoie, Lionel Tardy, “au mois de juin, l’UMP n’existera plus”, elle va éclater. De son côté, Jean‑François Copé a rejeté les affirmations du quotidien, n’y voyant qu’un « coup politique ». Une chose est sûre, ce n’est pas une coïncidence si Libération a publié son enquête dix jours avant les élections européennes.

Crédit photo : Cheep88, via Wikipédia, (cc).