Taubira : une drôle d’anti-esclavagiste. La Marseillaise est-elle pour elle un chant trop blanc ?

Taubira : une drôle d’anti-esclavagiste. La Marseillaise est-elle pour elle un chant trop blanc ?Il est très difficile de critiquer Christiane Taubira sur certains sujets. Les lois anti-racistes qui limitent la liberté d’expression la rendent, sur certains sujets, quasiment intouchable. Et pourtant, on peut se poser des questions sur cette étrange ministre reconduite à un poste capital malgré de nombreux comportements inappropriés. Le dernier en date consiste à serrer ostensiblement les lèvres pour ne pas chanter La Marseillaise comme un footeux, lors d’une cérémonie officielle sur l’abolition de l’esclavage. Pourtant l’abolition de l’esclavage, c’est le fondement de son  parcours politique, de son engagement républicain et français.

Et pourtant elle est restée silencieuse ou presque sur l’esclavage revendiqué, au nom de dieu, par les fous sectaires de la secte Boko Haram au Nigeria. Le jour qui célèbre la fin de l’esclavage en France était pourtant, pour la ministre noire du gouvernement Valls, une occasion rêvée pour dénoncer non pas l’esclavage d’antan mais celui d’aujourd’hui. Ce silence est révélateur. L’esclavage qui intéresse Taubira, c’est l’esclavage perpétré par des blancs, celui d’hier dont elle se sent la victime avec la mission sacrée d’obtenir réparations sinon vengeance.

Christiane Taubira est elle gênée parce que les esclavagistes d’aujourd’hui sont des arabes du golfe ou des noirs d Afrique ? A-t-on le droit de s’interroger à ce sujet ? Toute son action politique est sous-tendue par une sorte de racisme anti-blanc historique au nom de la lutte contre l’esclavage et la colonisation ? A-t-on  le droit de se le demander ? Cette ministre socialiste et atypique  veut-elle à tout prix modifier  une France qu’elle déteste charnellement ?Veut-elle imposer sa France métissée, repentante, reniant ses traditions jusqu’à ses fondements familiaux ?

Il y a une France en tout cas qu’elle veut de toute évidence punir et cela la discrédite pour être ministre de la république et surtout ministre de la justice, la notion la plus éloignée de celle de la vengeance. Christiane Taubira est animée pour le moins par un esprit de revanche ce qui est son droit.  Présidente de la Guyane peut-être, ministre de tous les français certainement pas.

Les premiers engagements politiques de Christiane Taubira furent son militantisme pour l’autonomie de la Guyane. Dans les années 1970, elle était indépendantiste; après l’arrivée de François Mitterrand à la présidence en 1981, elle cessa ce type de militantisme, constatant qu’il n’était plus soutenu par les guyanais.  La femme du mariage pour tous ne veut pas, ne peut pas être un ministre pour tous, sinon elle ne serrerait pas les dents quand on chante l’hymne national et ne le comparerait pas à un vulgaire karaoké.

On sait qu’elle aime danser, elle l’a démontré à plusieurs reprises….  Certains diraient, s’inspirant des clichés de «  Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu », qu’elle a le rythme dans le sang, ce qui est du racisme positif et encore admis, comme celui qui constate que généralement les noirs courent plus vitre que les blancs mais nagent mal.

Taubira a du rythme mais apparemment pas celui de La Marseillaise…. Comme quoi on peut avoir du rythme et faire des faux pas.

Raoul Fougax

Source : Metamag.

Crédit photo en Une : Guillaume Peltier, via Flickr, (cc). Crédit photo dans le texte : DR.