Damien Rieu (Génération identitaire) sur Boulevard Voltaire : « Les seuls qui ont le droit d’être armés dans ce pays, ce sont les racailles ! »

Damien Rieu (Génération identitaire) sur Boulevard Voltaire : « Les seuls qui ont le droit d’être armés dans ce pays, ce sont les racailles ! »

Entretien réalisé le 11 mai 2014 par Charlotte d’Ornellas pour Boulevard Voltaire – Damien Rieu est porte-parole du mouvement Génération identitaire, à l’origine des tournées de sécurisation organisées dans les métros lillois, lyonnais et maintenant parisien.


Vendredi 9 mai, Génération identitaire a fait une « tournée de sécurisation » dans le métro parisien, après l’avoir fait à Lille et Lyon. Vous appelez également ces tournées « anti-racailles ». C’est quoi, une racaille ?

Je crois que les usagers du métro voient bien de qui nous voulons parler !
Ces personnes qui marchent en bande, se souciant de rien ni de personne, écoutent leur musique à fond, mettent les pieds sur les sièges, accostent les jeunes filles et parfois agressent… Ceux qui arrivent tellement sûrs d’eux que personne n’oserait leur demander de revoir leur comportement. Ils sont souvent jeunes, c’est vrai, mais nous refusons de les appeler « jeunes » car ce serait une insulte à la jeunesse française. Quant à leur éventuelle origine, je laisse chacun faire le bilan de ses propres expériences avec ces « racailles »…
Sur Twitter, SOS Racisme crie au racisme contre notre opération ; ce sont donc eux qui font un lien entre racailles et immigration. Je n’en demandais pas tant !

Ne pensez-vous pas outrepasser votre droit en essayant de vous substituer à la police ?

Force est de constater que la police et l’État ont démissionné de leurs responsabilités. La morale et le civisme nous obligent à porter secours à toute personne en danger, et la loi nous le permet. L’article 73 du Code de procédure pénale indique : « Toute personne a qualité pour appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. » Nous agissons donc en toute légalité.

Notre action s’inscrit surtout dans la prévention et la dissuasion. Nous ne sommes pas une milice, nous ne sommes pas armés, et nous faisons simplement notre devoir de citoyen : rester vigilant dans le métro, être prêt à protéger ses voisins… Nous voulons simplement ressusciter le civisme ! Un wagon d’usagers solidaires et vigilants, c’est un wagon sûr! Mais nous n’avons rien inventé : dans les années 80, les citoyens volontaires « Guardian Angels » ont permis d’éradiquer la violence dans le métro new-yorkais. Ils allaient là où la police n’intervenait plus. Le maire de l’époque, Ed Koch, avait d’abord condamné cette initiative… avant de changer d’avis quelques années plus tard. Enfin, nous voulons réveiller les autorités. À Lyon, suite à notre action, la police locale a créé une nouvelle brigade spécialisée pour le métro. C’est à la une du Progrès du vendredi 9 mai.

Jusqu’où irez-vous ? L’insécurité n’est pas que dans le métro… Pensez-vous à des groupes de quartier ?

Cette opération s’inscrit dans le cadre de notre campagne 2014 « Génération anti-racailles » qui comporte plusieurs niveaux d’action : une campagne d’affichage, un stage de self-défense avec une centaine de participants le mois dernier, des cours de défense gratuits plusieurs fois par semaine partout en France. Nous réclamons la mise en place d’une sensibilisation et d’une initiation en milieu scolaire. On fait de la prévention pour la drogue et le SIDA, rien contre les agressions !

S’il faut aller ailleurs, nous irons, mais nous ne sommes pas des têtes brûlées. Nous agissons de manière réfléchie, en conjuguant action et interpellation des responsables politiques endormis.

Et si votre action poussait d’autres groupes dans le même genre, ou opposés, à s’armer ?

Les seuls qui ont le droit d’être armés dans ce pays, ce sont ces racailles ! Si la situation continue, la question du port d’arme pour les citoyens se posera. A priori, je suis contre, mais à condition que mes agresseurs potentiels n’en portent pas non plus ! Pourquoi s’interdire de poser la question ? Si les autorités ne se réveillent pas, ce thème va revenir de lui-même dans le débat public. Quand l’État n’assure plus son devoir de protection, le citoyen est obligé de recourir à l’autodéfense. Bienvenue dans le Far-West…

Source : bvoltaire.fr