Alain de Benoist : "Le suicide de Dominique Venner fut à l'opposé de tout désespoir et de toute lâcheté"

Bernard Lugan : “Dominique Venner avait un constant recours à Homère”

12/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner “écrivain et historien au coeur rebelle”. Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Bernard Lugan. Propos recueillis par Romain Lecap.


Dominique Venner souhaitait que Jean-Yves Le Gallou, Philippe Conrad et moi-même puissions initier la fondation de ce qu’il voyait comme un « Institut de la longue mémoire européenne ». Plus d’un an avant son sacrifice,  il nous avait à plusieurs reprises réunis pour nous faire part de cette idée qui lui tenait fort à cœur.

Depuis la décennie 1960 il avait en effet compris trois choses essentielles :
1- l’excès d’intellectualisme est source de controverses stériles et de divisions artificielles,
2- le présent divise,
3- les ratiocinades d’une vieille droite éternellement vaincue ne permettent pas de faire face aux dangers mortels qui menacent nos peuples européens.

Pour lui, il était donc nécessaire d’ancrer nos réflexions sur la roche mère, à travers un bond traversant les siècles afin de renouer avec notre commune matrice. D’où son constant recours à Homère.

La réunion du 17 mai sera l’occasion d’avancer dans cette direction. Le ton de la journée sera donc différent de celui de la cérémonie de l’année passée qui était naturellement pleine d’émotion. Plus qu’un hommage, elle devra être fondatrice et c’est pourquoi il ne sera pas possible d’aborder tous les thèmes qui étaient chers à Dominique Venner, notamment la chasse et les armes qui seront cependant présents à travers les interventions.

Celle que je ferai sera construite autour d’un des ouvrages majeurs de Dominique Venner. Je veux parler de “Baltikum”, livre qui, à travers l’épopée des corps-francs , montre que, quand tout se délite, comme aujourd’hui, certains constituent le germe d’ordre au sein du chaos.