Alstom, General Electric et Siemens : l’histoire d’un rachat

Alstom, General Electric et Siemens : l’histoire d’un rachat

29/04/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
C’est l’affaire économique qui agite les milieux politiques et médiatiques depuis la semaine dernière. L’entreprise américaine, General Electric souhaite racheter la partie énergie du fleuron français Alstom pour environ dix milliards d’euros. Cette partie énergie représente environ 70 % de l’activité de l’entreprise française (photo en Une, matériel de Alstom énergie pour une centrale électrique).

L’affaire gagne en retentissement quand le ministre Arnaud Montebourg s’oppose, assez médiatiquement d’ailleurs, à ce rachat, quelques jours avant la date de signature annoncée. Ceci peut paraître surprenant d’ailleurs.

Est‑ce qu’on connaît les causes de ce refus ?

Selon la communication du ministre, il est impensable qu’une telle entreprise, joyau de l’industrie française, puisse être rachetée par un groupe étranger. Il semble vivement souhaiter qu’Alstom reste française ou tout du moins européenne.

L’affaire s’est assez vite emballée

En effet. Alors qu’il annonçait avoir été mis devant le fait accompli, M. Montebourg a sollicité le géant allemand Siemens pour que ce dernier propose une offre de rachat apte à contrer celle de General Electric. Le groupe allemand aurait lieu d’échanger son secteur transport contre l’énergie d’Alstom. Le représentant de General Electric a eu un entretien avec François Hollande hier. Il est intéressant de savoir que la présidente de General Electric France qui mène les discussions est Clara Gaymard, la femme de l’ancien ministre de Jacques Chirac, Hervé Gaymard. Elle insiste sur la longue présence de General Electric en France, plus de quarante ans selon elle, et la volonté de créer des emplois.

Des réactions n’ont pas tardé à apparaître

L’UMP a fustigé, par la voix de Jean‑François Copé, un Etat qui ressemble plus à un « Pompier pyromane » qu’a un Etat stratège. Le commissaire européen, Michel Barnier, a lui affirmé que l’arbitre, même s’il pouvait être proactif, ne devait pas être l’arbitre du dossier. Des réactions libérales classiques en somme. Marine Le Pen a quant à elle affirmé que le rachat par General Electric d’Alstom serait « Un drame ».

Crédit photo : US Department of Labor, via Flickr, (cc).