Election présidentielle en Algérie : la corruption au pouvoir

Election présidentielle en Algérie : la corruption au pouvoir

19/04/2014 – ALGER (NOVOpress via Kiosque courtois)
Jeudi, les Algériens étaient appelés à élire un nouveau président parmi les six candidats, dans un climat de tension palpable. Plusieurs incidents ont éclaté dans plusieurs villes du pays : des bureaux de vote ont été saccagés, au sud‑est d’Alger. Des affrontements violents ont même éclaté entre des jeunes et la police dans le nord‑est du pays.

Ces élections se sont exportées également en France, où environ 815 000 Algériens se sont inscrits sur les listes électorales, sur les cinq millions vivants en France.

Le président actuel Bouteflika (photo), favori de l’élection, a été réélu avec plus de 81 % des voix. Son principal adversaire, l’ex‑Premier ministre Ali Benflis, l’accuse de fraude électorale…
Pourtant, Bouteflika fait l’objet de nombreuses critiques. A raison, car ses trois mandats ont été marqués par d’innombrables affaires de corruption.

La manne pétrolière est à l’origine de l’expansion de la corruption. Avec la hausse du prix du pétrole, le géant pétrolier algérien Sonatrach a engrangé 700 milliards de dollars de recettes depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika en 1999.

Le président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption, Djilali Hadjadj, chiffre à cinquante milliards de dollars les commissions empochées dans les différents marchés, dont l’entourage présidentiel aurait profité.

Si ces ressources liées au pétrole ont permis de rembourser la dette extérieure et d’engranger des réserves de changes, elles ont surtout financé les importations, et non le développement de l’économie du pays. Le chômage des jeunes est endémique.
On peut comprendre les 48 % d’abstention.

Crédit photo : Presidencia de la Nacion Argentina, via Wikipédia, (cc).