Éducation : l’islamisme avance masqué, par Guillaume Faye

Éducation : l’islamisme avance masqué, par Guillaume Faye

Comme la plupart des faits très importants, il est passé presque inaperçu. En mars 2014 a été créée la Fédération nationale de l’enseignement musulman (FNEM), en partenariat avec l’Union des organisations islamiques de France (UOIM). Cette dernière est proche des Frères musulmans, organisation internationale (actuellement matraquée en Égypte par le nouveau pouvoir) que tous les services de renseignement du monde savent être un cheval de Troie de l’islamisme radical. Avec des connivences discrètes dans le terrorisme. Passons…

La Fnem se veut le pendant du Secrétariat général à l’enseignement catholique et du Fonds social juif unifié. Makhlouf Mamèche a une triple casquette : à la fois président de cette toute nouvelle FNEM, vice-président de l’UOIF et directeur adjoint du lycée d’élite Averroès (Lille), premier établissement secondaire musulman à être passé sous contrat avec l’État. Avec cette ruse hypocrite, propre à sa tradition et qu’il partage avec l’intellectuel médiatique Tarik Ramadan, lui aussi  proche des Frères musulmans, il a juré que l’enseignement délivré serait compatible avec les valeurs de la République. Notamment « pour former dans l’espace public des citoyens éclairés et responsables ». On le croit sur parole, bien sûr…

Mais M. Mamèche n’a pu s’empêcher d’avouer que la FNEM avait pour but de « se rassembler pour peser, se structurer et s’entraider », autrement dit constituer un lobby offensif. Les quatre établissements sous contrat déjà existant en France auront pour objectif « d’enseigner les valeurs fondamentales de l’islam ». Or, comment peut-on concilier les prescriptions coraniques avec, par exemple, la laïcité, l’égalité des sexes, le pluralisme l’enseignement de la philosophie occidentale et des sciences naturelles ou même la condamnation de l’antijudaïsme ? La promesse de dispenser un enseignement conforme aux règles et programmes de l’enseignement public  n’engagent que les naïfs qui y croient.

Le nombre d’établissements privés musulmans d’excellence, pour les élites, rigoureusement réservés aux élèves musulmans selon une logique communautariste (1), ne cesse de croître ; ils dépassent la vingtaine. Ils ambitionnent de rejoindre la FNEM. Un rapport de 2010 sur l’enseignement de l’islam (2) notait déjà ces points intéressants et inquiétants : d’abord en pointant « l’action militante des Frères musulmans omniprésents ” comme porteurs de projets dans la perspective d’instauration d’une ”citoyenneté musulmane” » ; ensuite en révélant que l’enseignement musulman en France était financé par « de riches mécènes du Golfe et de subventions allouées par des ONG contrôlées par l’Arabie saoudite. » Autrement dit par des États très habiles et fort peu ”démocratiques” ou ”républicains”, richissimes grâce aux hydrocarbures de leur sous-sol sans lesquels ils seraient pauvres comme Job ; leur l’objectif n’est ni plus ni moins que la conquête de l’Europe par l’islam et ses adeptes, majoritairement immigrés et minoritairement convertis . Le rapport en question montre aussi que le financement et l’implantation de mosquées sont les corollaires de l’aide aux établissements privés musulmans, deuxième étape du processus invasif.

 

La profondeur insondable de la naïveté des dirigeants français ”républicains, empêtrés dans les contradictions de leur idéologie de grand-papa (1848-1968),  les empêche de voir qu’ils font entrer le loup dans leur propre bergerie. Ils ne saisissent pas qu’adepte du double discours, conformément à la stratégie séculaire de l’islam, l’UOIF  – avec son faux nez, la FNEM – prêche tout et son contraire. D’un côté, on prône un « islam tolérant, du juste milieu, en faveur de la liberté religieuse et de la liberté de conscience, en dialogue avec les institutions de la société civile en vue de renforcer la cohésion sociale », ce qui relève de la grosse blague quand on connaît le fondement de l’enseignement coranique (3) ; mais, de l’autre, l’UOIF parle d’une « éducation religieuse, théologique et spirituelle musulmane », c’est-à-dire, sauf à se renier, absolument contraire aux principes énoncés précédemment. Ce grand écart ne trompe que les ignorants.

En réalité, la stratégie  islamique (ou islamiste, quasi synonyme) est fondée sur la technique des deux pinces du crabe : par le bas, l’immigration et la natalité ; par le haut, la formation d’élites déterminées, de combat, ici même. But : islamisation et colonisation de l’Europe. Avec la complicité, la plupart du temps involontaire, des idiots utiles des élites européennes, en partie abruties. Relisez la fable de La Fontaine Le Geai paré des plumes du Paon, pour comprendre la stratégie de l’islam en Europe. C’est la loi de la vie : que le plus fort gagne, le tribunal de l’Histoire jugera, selon la règle éternelle de la guerre.  Les vainqueurs  sont toujours ceux qui verront et qui voudront.

 

(1) L’enseignement catholique, qui ne pratique aucune discrimination, accueille de plus en plus d’élèves musulmans des classes moyennes, dont les familles fuient l’Éducation nationale. C’est là un autre sujet de débat, très complexe.

(2)  Étude réalisée par l’École des hautes études en sciences sociales et l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman.

(3) Imaginons un ”communisme libéral”,  un ”rationalisme magique”, un ”jacobinisme régionaliste”,  un ”nazisme humaniste”, etc.  Même plaisanterie avec  l’ ”islam tolérant”. L’oxymore est au centre de la rhétorique islamique. Les idiots y croient, pas pour longtemps.

Source :“J’ai tout compris”, Blog de Guillaume Faye.

Crédit photo : FotoRita [Allstar maniac], (cc).