Le pape, la repentance et la condamnation, il entre en guerre contre le totalitarisme du "genre"

Le pape, la repentance et la condamnation, il entre en guerre contre le totalitarisme du “genre”

La popularité médiatique du pape François risque d’être rapidement à la baisse. Certes il a une nouvelle fois, comme ses prédécesseurs, demandé pardon pour la pédophilie ecclésiastique. « Je me sens dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres, un petit nombre au regard de tous les prêtres, et de demander personnellement pardon pour les dommages qu’ils ont causés en abusant sexuellement d’enfants », a déclaré le pape en recevant le Bureau catholique international de l’enfance (BICE) au Vatican. « L’Eglise est consciente de ce mal. Nous ne voulons pas reculer en ce qui concerne le traitement de ce problème et les sanctions qui doivent être prévues ». Au contraire, a ajouté le souverain pontife, « je crois qu’elles doivent être très sévères ! On ne joue pas avec les enfants! »

C’est un discours nouveau dans sa fermeté sur ceux qui veulent manipuler les enfants. Cela va au delà de la ferme condamnation de l’avortement. Le pape François s’est référé  à Vatican II pour souligner que ce Concile (1962-1965) avait qualifié « l’avortement et l’infanticide, de crimes abominables », et jugé que « tout droit civil doit s’appuyer sur la reconnaissance du droit à la vie ».

« Il convient de rappeler la plus ferme opposition à toute atteinte directe à la vie, spécialement innocente et sans défense : le bébé dans le ventre maternel est l’innocent par excellence », a affirmé le pape François devant une délégation du Mouvement catholique italien pour la vie.

La prétendue tolérance du pape François sur les sujets comme l’avortement ou le mariage gay apparaît de plus en plus comme une mauvaise interprétation de certains milieux catholiques. Et que dire alors de la condamnation par le pape des «  manipulations éducatives »  une excommunication majeure, en fait,  de la théorie du genre. Une expérimentation que veut imposer la pensée unique.

« La pensée unique met en péril la liberté, c’est en ce sens qu’elle est une dictature. Par le passé, et notamment le siècle dernier », a rappelé le Saint Père, « les dictatures de la pensé unique ont sévi et causé de nombreuses morts ».

Le pape a regretté que la pensée unique demeure une tentation contemporaine. Il a d’ailleurs mis en garde les gouvernements, « malheureusement, aujourd’hui encore, existe l’idolâtrie de la pensée unique ». La norme devient alors de s’inscrire dans cette pensée par crainte de n’être pas moderne, pas ouvert.

« La dictature de la pensée unique, a conclu le pape, ressemble à ce qui se passait au temps de Jésus : elle prend les pierres pour lapider la liberté des peuples, la liberté des consciences, le rapport des gens avec Dieu, et aujourd’hui Jésus est crucifié une fois encore ». Le pape est clair : « l’enfant doit mûrir dans une famille vis à vis de la masculinité et de la féminité…. Je voudrais exprimer mon refus de tout type d’expérimentation éducative sur les enfants, on ne peut rien expérimenter avec les enfants, ce ne sont pas des cobayes de laboratoire ». Il dénonce  bien sur les grandes idéologies totalitaires mais considère que la modernité engendre un totalitarisme de la pensée unique… L’école n’est pas un camp de rééducation.

Cette analyse, pour le moment, a été peu médiatisée par rapport à la condamnation de la pédophilie… mais le pape cathodique se présente de plus en plus en pape catholique et en pourfendeur des dérives sociétales de l’idéologie moderniste. Une mise au point, une clarification qui sera sans doute un tournant.

Jean Ansar

Source : Metamag.

Crédit photo : Catholic Church England and Wales, via Flickr, (cc).