Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

Quand la campagne électorale algérienne se délocalise… à Paris !

11/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Lundi 7 avril avaient circulé sur les réseaux sociaux des photos représentant tracts et affiches sur la campagne électorale algérienne, à Paris. Quelques élus avaient alors condamné ces actes. Une condamnation, c’est bien. Seulement, le mal perdure dans les mentalités et nos rues restent recouvertes par les affiches critiquées ou condamnées.

Lors de la campagne pour les municipales, Anne Hidalgo avaient par exemple fustigé le collage sauvage des équipes de Nicolas Miguet puis demandé à ce que les services de propreté les retirent mais plusieurs semaines après, elles demeurent. Quelques vérifications s’imposaient.

A Barbès, peu d’affiches dans les rues mais bon nombre d’individus désœuvrés traînaient sans même maîtriser la langue française (n’étant pas capable d’expliquer clairement des itinéraires). Constat encore plus alarmant à la sortie du métro Belleville. A deux pas des escaliers se trouvaient des affiches d’Ali Benflis, un des candidats algériens. Puis, à l’angle de la rue des Maronites, les pro-Bouteflika avaient également placardé des affiches de leur candidat Abdelaziz Bouteflika.

Il n’appartient pas aux Français de décider de l’avenir des Algériens, mais les Algériens (ou Franco-Algériens) présents sur le sol français n’ont pas à imposer leur politique à leur pays d’accueil quand bien-même ils ont la possibilité de voter pour les échéances politiques d’Algérie.

Le camp d’Ali Benflis a davantage collé, jusque sur une église (à l’angle de la rue de la Fontaine au Roi)

Le camp d’Ali Benflis a davantage collé, jusque sur une église (à l’angle de la rue de la Fontaine au Roi). Imaginez le retentissement médiatique si des militants politiques français avaient collé sur une mosquée ! Illustration supplémentaire d’un « deux poids deux mesures » qui se décline mais se répète.

Alors que la quasi-totalité des commerces de certains quartiers sont dédiés aux personnes de confession musulmane (boucheries contrôlées, restaurants, coiffeurs avec emplacement réservé pour les femmes voilées, supérettes halal) mettre en exergue la question de l’intégration n’est pas superflue. Des pans entiers de villes se communautarisent, se ghettoïsent et la culture française n’y a presque plus pas place. Si la capitale d’un pays est considérée comme une vitrine de la Nation, l’image de la France est en déliquescence.

Des affrontements entre ressortissants libyens (pro- et anti-Kadhafi) ont déjà eu lieu à proximité de leur consulat, personne n’a oublié les drapeaux étrangers du 6 mai au soir ainsi qu’après des victoires sportives… A quoi doit-on s’attendre à l’annonce des résultats de l’élection algérienne, particulièrement si des fraudes sont constatées ?

Le pire est à venir…

Euryanthe Mercier

Crédit photos : Euryanthe Mercier (c).