La décroissance la plus bête du monde ?

La décroissance la plus bête du monde ?

10/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
C’est un fait établi : le mouvement identitaire a très tôt fait siennes les problématiques liées à l’environnement et les solutions proposées par le localisme et la décroissance. Le Grece avait depuis longtemps montré le chemin en franchissant – comme il en a l’habitude – les frontières du politiquement correct, sans s’interdire de puiser à gauche les bonnes idées que la droite avait délaissées. Alain de Benoist est revenu à de nombreuses reprises sur ce sujet, rassemblant sa vision écologique dans un livre de synthèse publié en 2007 “Demain la décroissance !”[1].

Or il s’avère qu’un véritable « cordon sanitaire » est maintenu autour de cette famille de pensée par les maîtres de la décroissance officielle, avec à leur tête le journal “La Décroissance” (photo). Il est en effet rare de parcourir un numéro sans y trouver un règlement de compte ou une mise en garde vis-à-vis de tel penseur « fascisant » ou « réactionnaire » qui aurait commis le crime de faire sienne certaines positions décroissantes. Il en est de même vis-à-vis des défenseurs d’une écologie chrétienne.

Un lecteur s’en est d’ailleurs attristé dans le courrier des lecteurs du dernier numéro[2] : « Souvent, je me suis senti troublé par la manière dont vous traitez de la religion. Pour Jacques Ellul, un de vos maîtres à penser, elle avait une place éminente ! La vie de François d’Assise le montre en grand précurseur de la cause ! Le nouveau pape, qui s’inspire de son œuvre, s’attaque, lui, de front, à la mafia financière internationale et met la simplicité au centre de ses préoccupations ! Notre journal n’a pas à faire l’apologie d’une religion, mais il ne faut pas non plus se tromper d’ennemi ! »

Il nous reste simplement à dire « bis ». Ne pas se tromper d’ennemi en effet. Et que les mandarins de la décroissance n’oublient pas que nous sommes du même côté de la bataille. Même lorsque nous leur soumettons la contradiction évidente qu’il y a à vouloir relocaliser l’économie sans relocaliser les populations. Allons messieurs, grands apôtres du « dialogue », ouvrons celui-ci ensemble !

[1] “Demain la décroissance ! Penser l’écologie jusqu’au bout”, Editions E-dite, octobre 2007

[2] Numéro 108, avril 2014 : « Energie : plus dure sera la chute »