L’Ukraine pourrait à nouveau être présidée par un oligarque du cacao

L’Ukraine pourrait à nouveau être présidée par un oligarque

03/04/2014 – KIEV (NOVOPress/Bulletin de réinformation)
C’est ce que l’on appelle tomber de Charybde en Scylla : après les soubresauts en Ukraine, l’éviction foudroyante de Viktor Yanukovich et la sécession de la Crimée, l’Ukraine organise cahin-caha ses élections présidentielles, qui auront lieu le 25 mai prochain. Et un candidat insolite s’est invité parmi les candidats.

Petro Porochenko est un ancien entrepreneur en chocolat, fonds de commerce qui lui a manifestement souri, puisqu’il est parvenu à se hisser parmi les plus importantes fortunes du pays. Surnommé le “roi du cacao” (en Une chocolats de sa marque Roshen), Petro Poroshenko peut se targuer de quelques soutiens de poids, c’est le moins que l’on puisse dire s’agissant de l’ancien boxeur Vitali Klitshko un temps en lice pour les présidentielles.

Dans le contexte actuel, Petro Poroshenko peut facilement passer pour un homme providentiel dans une Ukraine en perdition et il est en tête de tous les sondages. Youlia Timoshenko un temps favorite du scrutin n’est plus que l’ombre d’elle‑même. Celle qui fut la passionaria de la révolution orange a depuis vu son étoile pâlir suite à ses déboires avec la justice et son passage subséquent par la case prison.

Quant au parti de l’ex‑président Viktor Yanukovych, son représentant est assigné à résidence pour cause d’accointances pro‑séparatistes

Les nationalistes ukrainiens ne sont‑ils pas bien placés dans la course ?

Le candidat de la droite nationale Dmitri Iaroch est mis sur la touche par les élites ukrainiennes en quête de respectabilité auprès des Occidentaux : son parti est accusé d’être à l’origine de débordements à Kiev, et le mandat d’arrêt international dont il fait l’objet n’a rien fait pour redorer son blason. Les méthodes utilisées contre les nationalistes sont parfois plus expéditives : la semaine dernière, la police a abattu une des figures du mouvement, Pravy Sektor.

Crédit photo : Олена Полункіна, via Wikipédia, (cc).