Remaniement : un gouvernement tendance socialiste sectaire

Remaniement : un gouvernement tendance socialiste sectaire

03/04/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Quels sont les changements au sein de ce que président a présenté comme un « gouvernement de combat » ? Huit femmes, huit hommes, deux nouveaux, pas de Verts. En attendant la nomination des secrétaires d’État. Le remaniement est un petit changement de forme pour une même politique de fond. Ségolène Royal entre à l’Ecologie, portefeuille qu’elle a déjà occupé, en 1992, dans le gouvernement Bérégovoy. De même que Michel Sapin, passé aux Finances, qui avait ce poste dans ce même gouvernement. Il est remplacé au Travail par François Rebsamen, cumulard notoire, dont le seul objectif était le ministère de l’Intérieur. Celui‑ci échoit à Bernard Cazeneuve, ancien ministre du Budget.

La plus belle promotion est pour Benoît Hamon (au centre sur la photo), un idéologue de la gauche du PS…

Il passe en effet de l’économie sociale et solidaire à un grand ministère de l’Education, bien que sa connaissance de ce domaine se cantonne au syndicalisme étudiant : comme plusieurs autres ministres, Benoît Hamon est un ancien de l’UNEF. Par ailleurs, Arnaud Montebourg devient en affichage le véritable patron de l’économie française, mais devra cohabiter à Bercy avec Michel Sapin. Enfin, Najat Vallaud‑Belkacem se voit attribuer un portefeuille important : banlieues, jeunesse, vie associative, droit des femmes… Autant de domaines où elle aura à cœur de faire prospérer l’idéologie socialiste.

De nombreux ministres socialistes restent donc à leur poste…

Laurent Fabius, Jean‑Yves Le Drian, Aurélie Filippetti, Marylise Lebranchu, Marisol Touraine et Stéphane Le Foll, qui devient le nouveau porte‑parole du gouvernement, restent en place dans les mêmes fonctions. Sans compter Christiane Taubira, qui demeure garde des Sceaux : sa politique sectaire de laxisme pénal, que Manuel Valls faisait mine de critiquer, est donc confirmée.

A noter enfin que Nicole Bricq, qui avait jugé la cuisine de l’Elysée « dégueulasse », a été remerciée…

Son remplacement au commerce extérieur suscite déjà un premier conflit entre Laurent Fabius, qui veut le rattacher au Quai d’Orsay, et Arnaud Montebourg, qui veut le garder dans le giron de Bercy. De quoi amuser la galerie.

Crédit photo : Siren-Com via Wikipédia (cc).