Saint-Denis : soupçons de fraudes autour de l’inscription de Roms sur les listes électorales

Saint-Denis : soupçons de fraudes autour de l’inscription de Roms sur les listes électorales

Ci-dessus : tombeaux de Charles Martel et de Clovis II de France dans cette nécropole royale qu’est la Basilique de Saint-Denis.

15/03/2014 – SAINT-DENIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Un recours a été déposé auprès du Tribunal de Grande Instance par le candidat socialiste Mathieu Hanotin en vue de la radiation de 48 Roms des listes électorales de la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

A l’origine de ce recours, l’inscription, par la mairie communiste, sur les listes électorales de 82 Roms ayant la nationalité roumaine, et occupant un terrain mis à disposition par l’Etat à Saint-Denis. Rappelons que pour être inscrit sur les listes électorales des élections municipales, il faut être ressortissant d’un pays de l’Union Européenne et être domicilié dans la commune concernée depuis un certains nombres d’années.

La question de la domiciliation de 48 Roms de ce campement parait douteuse

Le campement se résume à des petits préfabriqués numérotés à la peinture, des fils électriques et des tuyaux se mélangeant aux antennes de télé sur des toits en tôle. Des logements plus que précaires. Alors que la qualité de « domicile » pourrait être contestable dans ces conditions, le candidat socialiste remet en cause la domiciliation effective d’adultes Roms du camp : « Nous avons de vrais doutes sur les contrôles de domiciles de 48 des 82 adultes qui vivent dans ce bidonville, d’où ces 48 recours. »

Autre point de contestation,  le côté collectif des inscriptions qui pourrait cacher un chantage politique

La loi interdit les demandes groupées d’inscription sur les listes électorales afin de protéger les citoyens des pressions politiques éventuelles. Or dans le cas présent, selon Mathieu Hanotin, il y aurait bien eu inscription collective orchestrée par divers associations : « Je ne dis pas que des agents de la mairie ont fait ce travail mais des associations comme le MRAP, proches du PCF. Ce sont les mêmes qui tractent pour Didier Paillard (actuel Maire PCF) ». Si la justice ne tranche pas le litige avant le premier tour des élections, son recours deviendra un contentieux post électoral qui pourrait invalider l’élection en cas de résultat trop serré.

Crédit photo : J. Patrick Fischer, via Wikipédia, (cc).