Moscou demande à Washington la fermeture de Guantanamo, pour violations des droits de l’homme

Moscou demande à Washington la fermeture de Guantanamo, pour violations des droits de l’homme

28/01/2014 – 17h45
MOSCOU (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le ministre des Affaires étrangères russes a, hier, par la voix de son délégué demandé instamment au gouvernement américain de fermer la prison de Guantanamo. Il a fait état de constatations de nombreuses violations des droits de l’homme, faites lors d’une visite du camp.

En effet, depuis plus de dix ans, la prison de Guantanamo regroupe de nombreux ressortissants de divers pays du monde dont des Français et un Russe enfermés par les Américains sans procès ni inculpation.

Cette prison a été mise en place à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et a depuis été critiquée à de nombreuses reprises que ce soit pour son caractère arbitraire ou pour des faits de maltraitances voire de tortures.

Comment les Russes ont-ils pu constater les conditions de détention dans cette prison ?

Une visite russe a été autorisée par l’administration américaine dans les locaux de la prison. Des observateurs s’y sont donc rendus le 17 janvier dernier.

Ils ont pu notamment rencontrer le prisonnier russe Ravil Mingazov présent dans la prison depuis dix ans !

Une telle visite est assez étonnante ? Les relations entre les deux grands Etats sont pourtant dites difficiles ?

La première chose que nous apprend cette visite est la réalité du réchauffement entre les Etats-Unis et la Russie.

Ensuite, nous constatons que le rapport de force est en train de s’équilibrer à tout le moins diplomatiquement, ce qui aura nécessairement des incidences sur la crise syrienne, alors que les négociations de Genève 2 bloquent actuellement mais devraient se poursuivre.

Enfin, la Russie commence à utiliser une rhétorique de défense des droits de l’homme articulée avec la défense de la souveraineté des Etats extrêmement cohérente et que les Etats-Unis ne peuvent plus totalement mépriser.

Crédit photo : Kathleen T. Rhem, domaine public.