Bordeaux : Le très à gauche Pierre Feuilly à la tête de l’AFP

Bordeaux : Le très à gauche Pierre Feuilly à la tête de l’AFP

Mise à jour du 17/01/2014 – 23h45 – Monsieur Pierre Feuilly nous a demandé un droit de réponse qu’il a demandé également à notre confrère Infos Bordeaux dont nous avions repris l’article. Nous insérons volontiers ce droit de réponse à la suite de cet article.

16/01/2014 – 11h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Depuis décembre, un nouveau directeur régional est arrivé à la tête du bureau de l’AFP à Bordeaux. Il s’agit de Pierre Feuilly.

L’Agence France Presse (AFP) détient aujourd’hui un quasi monopôle de l’information en France, ses dépêches étant reprises par la grande majorité des médias. Implantée dans environ 150 pays avec 200 bureaux, elle assure, selon sa présentation, « une couverture complète de l’actualité mondiale, dans tous les domaines et sous toutes ses formes ».

La proximité de ses membres avec la gauche a fait plusieurs fois l’objet de polémiques mettant en cause la partialité de l’information délivrée par cette agence. Le soir de la victoire de François Hollande, l’AFP diffusait une vidéo sur laquelle on peut apercevoir plusieurs responsables de l’agence de presse en train d’applaudir et se réjouir de l’évènement.

A Bordeaux, c’est donc l’ancien secrétaire général du syndicat CGT des journalistes, et militant du Parti socialiste pendant 15 ans (élu au bureau exécutif du parti au moment du Congrès d’Epinay) qui « modèlera » l’information locale.

En 1999, dans l’ouvrage « L’omerta française » écrit par Sophie Coignard et Alexandre Wickham, le cas de Pierre Feuilly est évoqué. « Il fut longtemps un pilier du service des informations générales à l’AFP et un syndicaliste influent dans la maison. Lorsqu’il embauchait un journaliste, il consultait ses amis flics. Rien de grave ? Peut-être. Pourtant, certains de ses confrères pensent que ces conversations où l’on évoquait la personnalité des candidats n’étaient pas sans conséquences. Celui qui était mal vu de la hiérarchie policière avait-il autant de chances que ses concurrents ? Pas sûr. La bénédiction de la place Beauveau, sollicitée officieusement, n’était pas neutre. Et puis, était-il indispensable de montrer à tel directeur du ministère le questionnaire d’embauche rempli par un candidat ? Ces bonnes manières feraient scandale à l’étranger ».

Candidat à la succession d’Emmanuel Hoog à la tête de l’AFP en 2013, Pierre Feuilly déclarait alors que « rien ne pouvait aliéner l’indépendance intangible de l’Agence France-Presse ». La notion d’indépendance est vraiment à géométrie variable !

Crédit photo : DR.

Mise à jour du 17/01/2014 – 23h45 – Droit de réponse de Monsieur Pierre Feuilly.

Sous le titre “Le très à gauche Pierre Feuilly à la tête de l’AFP”, vous avez publié sur votre site en ligne Novopress-Info, sans avoir pris le soin de m’interroger avant publication comme c’est la règle pour un organe de presse quand il met en cause une personne, une série de calomnies et de contre-vérités:

1) Je ne suis plus membre du Parti socialiste depuis 1982, soit depuis plus de 31 ans!

2) Si j’ai exercé dans le passé, jusqu’en 1982 au niveau national et jusqu’en 1983 à l’AFP, des responsabilités à la CGT, je n’ai jamais été secrétaire général du syndicat CGT des journalistes…

3) En tant que chef du service des Informations générales de l’AFP, de 1983 à 1997, avec des ministres de l’Intérieur très différents, de Gaston Defferre à Charles Pasqua, je n’ai jamais “consulté” ou “sollicité”, “officieusement” ou “officiellement”, des “amis flics”, la hiérarchie du ministère de l’Intérieur ou celle de la police nationale quant à la future embauche d’un journaliste par l’AFP ou quant à la nomination d’un journaliste au sein de l’AFP, y compris comme correspondant accrédité au ministère de l’Intérieur et, bien entendu, encore moins soumis son “questionnaire d’embauche”, un document auquel je n’ai jamais eu accès, l’embauche à l’AFP n’ayant jamais fait partie de mes responsabilités! Et reprendre sur ce sujet les calomnies d’un livre ne les transforme pas en vérité! De plus, vous ne pouvez pas ignorer que de telles affirmations portent une grave et délibérée atteinte à l’honneur professionnel de tout journaliste!

4) Journaliste professionnel depuis 1966 — à l’ORTF (France-Inter), à la Radio-Télévision publique allemande ARD puis à l’AFP, depuis 1970 — mon travail parle pour moi en matière d’indépendance journalistique. Si vous vous étiez donné la peine d’interroger les confrères qui ont travaillé avec moi tout au long de ces 47 ans, vous en auriez recueilli le témoignage, que ce soit lors de la couverture pour l’AFP de l’attentat palestinien aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, comme chef de son Service des Informations générales, comme Directeur de ses Bureaux de Berlin et de Vienne, et il en sera de même à son Bureau de Bordeaux!

Pierre Feuilly