Conférence de presse de François Hollande : rien de nouveau sous le soleil

Conférence de presse de François Hollande : rien de nouveau sous le soleil

15/01/2014 – 14h30
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Le président de la République a tenu hier une conférence de presse (photo lors de la conférence). Alors que la situation économique s’aggrave, que le chômage ne cesse d’augmenter, et que la situation internationale de la France semble se dégrader, les media de l’oligarchie avaient annoncé cet événement avec fracas, espérant ainsi de nouvelles déclarations à ajouter au tintamarre de l’affaire Gayet.

Des annonces réellement importantes ont-elles été faites ?

Pas vraiment. Voici les principales fausses annonces :

Pour ce qui est de la situation internationale, aucune précision n’a été apportée sur le bourbier du Centre Afrique. Aucune piste claire n’existe pour le règlement de la crise.

Le président a aussi réaffirmé sa fidélité à l’Union européenne. Mais là encore, les pistes sont vagues : sempiternel vœu pieu pour une Europe de la défense, coordination énergétique … La souveraineté française sera encore abîmée. Le plus significatif concerne un rapprochement avec l’Allemagne qui devrait se traduire sur un alignement de la France sur les exigences économiques de notre voisin d’outre‑Rhin.

Que peut‑on attendre sur le plan économique ?

Là encore, le flou règne. En dehors de la suppression de trente milliards d’euros de charges pour les entreprises, le président n’a indiqué aucune réduction concrète de la dépense publique en compensation, cela sera-t-il compensé par un nouvel impôt ? Sur la question de l’emploi, le chef de l’Etat a reconnu son échec à demi‑mot.

Preuve d’une absence de vision, la véritable nouveauté est la création de deux nouveaux comités Théodule qui viendront s’additionner à la pléthore existante.

Peut‑on retenir autre chose de cette conférence de presse ?

François Hollande a annoncé son souhait de mener à bien la légalisation de l’euthanasie. Ce mot obscur cache en réalité l’exécution des personnes incurables dont le gouvernement estime qu’elles coûtent trop cher à la sécurité sociale.

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, (cc).