Faits et Documents n°369 du 15 au 31 janvier 2014 - Portrait : Grégoire Chertok

Faits et Documents n°369 du 15 au 31 janvier 2014 – Portrait : Grégoire Chertok

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 janvier au 15 au 31 janvier 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Grégoire Chertok. Extrait.

Précoce, ce fils d’un hypnotiseur communiste était à 33 ans le plus jeune associé-gérant chez Rothschild. Mais dans la prestigieuse banque d’affaires du 23 bis avenue de Messine, tradition familiale oblige, l’horizon semble trop étroit pour cet ambitieux, membre du Siècle dès 2007. Il s’est classé n° 1 des banquiers d’affaires français en 2013 selon Les Échos, ayant notamment conseillé, pour les fusions-acquisitions, Publicis, Club Méditerranée et Kering. Mais le second terrain de chasse de ce financier de l’UMP (tout en étant vice-président du Parti radical), et accessoirement meilleur ami de Jean-François Copé, c’est la politique. Si son protecteur réussit son pari, nul doute que ce conseiller régional d’Ile-de-France ne perce beaucoup plus haut.


« Encore peu connu du grand public, ce banquier aussi efficace que discret n’est pas une proie facile pour les magazines people. Avec ses petites lunettes rondes, sa mèche sage et les chemises rayées, il a plus l’allure d’un « médecin de province » que d’un financier déjanté. En vingt ans il a réalisé 125 opérations, ce qui en fait le banquier le plus expérimenté de sa génération. Et comme si cela ne suffisait pas, cet homme très méthodique qui prépare ses coups longtemps à l’avance, a décidé de s’investir en politique […] Cet adepte des montages les plus complexes et fan absolu d’À la recherche du temps perdu est bien trop habile pour dévoiler ses cartes. »
Le Nouvel Observateur, 22 juillet 2010.

Faits et Documents n°369 du 15 au 31 janvier 2014 - Portrait : Grégoire Chertok

Faits et Documents n°369 du 15 au 31 janvier 2014 – Portrait : Grégoire Chertok

« Grégoire sera un jour ministre des Finances ou secrétaire général de l’Élysée. »
Capital, janvier 2011.

« Un look à la Brett Sinclair, le Lord de la série Amicalement vôtre, costume sur mesure et mocassins à pompons. »
Capital, janvier 2011.

« Gros apporteur d’affaires, il est aujourd’hui un pilier de la banque de l’avenue de Messine, où il a en charge de gros clients comme Bouygues, GDF Suez ou Casino (…) Il dit croire en “la fertilisation croisée entre le monde de l’entreprise, la politique, la culture et la société civile”. »
Les Échos, 23 avril 2013.

« Que fait l’associé-gérant vedette de chez Rothschild & Cie à la tombée de la nuit au bureau politique de l’UMP ? […] Chertok est, à lui seul, le plus beau réseau de Copé. Il a de la surface, connaît tous les patrons du CAC 40. »
Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2012.

« Le Balladur en culottes courtes. »
Un de ses amis du Banquet Républicain, Le Nouvel Observateur, 22 juillet 2010.

« Hollywood et Wall-Street sont les deux mamelles de l’impérialisme américain. Contrairement aux Marines, ils sont pacifiques, donc plus efficaces. […] Les fondateurs de Hollywood, à l’aube du XXe siècle, étaient pour la plupart des immigrés juifs d’Europe centrale et du nord. Rejetés de l’establishment new-yorkais par les générations précédentes d’immigrés, agissant en véritables pionniers, ils s’installeront sur la côte Ouest pour y vivre le rêve californien. Ils y choisiront un métier de saltimbanque. Ils utiliseront leurs capacités à fantasmer, peut-être nées dans les ghettos d’Europe centrale, pour créer une industrie du rêve et de l’image ; mais ils garderont un complexe vis-à-vis de leurs prédécesseurs. »
Grégoire Chertok, Vanity Fair, janvier 2014.

Grégoire Georges Chertok est né le 6 avril 1966 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est le fils d’Odette Goldmuntz et du psychiatre Léon Chertok, né en 1911 à Lida (« où la culture était shetl ») en Litvakie, une partie de la Biélorussie actuelle pour simplifier, « un mythe entre Pays Baltes, Pologne et Biélorussie. Un espace d’où sont partis 80 % des juifs américains et presque tous les fondateurs du sionisme. Un pays ? Non c’est une culture ouverte… (L’Événement du jeudi, 23 mai 1991). Décédé le 6 juillet 1991 à Deauville, Lejb Tchertok de son vrai nom, était issu d’une famille de commerçants juifs aisés et son père détenait une fabrique de clous et une quincaillerie en gros : « Moi, je parlais russe, mais mes parents parlaient yiddish et avec ma soeur on parlait polonais (…)

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Crédit photo : fondapol via Flickr (cc)