Google continue à innover pour un monde orwellien

Google continue à innover pour un monde orwellien

10/01/2014 – 18h00
WASHINGTON (NOVOpressvia le Bulletin de réinformation) –
Google n’est pas qu’un moteur de recherche. Depuis sa création en 1998, l’entreprise américaine a investi de nombreux autres domaines, dont la cartographie et les services aux entreprises. Ces services, dont beaucoup sont gratuits, sont très attractifs.

Or ils font courir un véritable risque d’espionnage économique

Google propose aux entreprises un suivi de leur publicité et de leurs ventes sur Internet. Comme Google a une position quasi monopolistique en France, cela revient à dire que le géant américain sait à chaque instant quelle entreprise vend quel produit, et à quel type de client. Certaines entreprises font aussi le choix de sauvegarder chez Google leurs documents de travail, leurs agendas et leurs carnets d’adresses, avec les coordonnées de leurs clients. L’espionnage pourrait aussi être militaire : en diffusant des images de la terre vue du ciel, Google a aussi dévoilé des photographies aériennes de bases militaires françaises.

Il y aussi des atteintes à la vie privée

En réalisant son service de cartographie Street View, Google a photographié des millions de personnes et de véhicules dans les rues. Les visages et les plaques d’immatriculation ont été, depuis, floutés. Plus intrusif, depuis deux ans, Google teste ses « Google Glass », des lunettes permettant d’accéder à des services Internet tout en se promenant.

En octobre, Google a décidé de tripler le nombre des testeurs de ces prototypes

Or ces lunettes intègrent une caméra permettant de filmer les gens autour de soi. Couplées à un logiciel de reconnaissance des visages, ces lunettes permettraient donc de géolocaliser en temps réel une partie importante de la population, à son insu. On ne demande qu’à croire la devise de Google : « don’t be evil » — en français : « ne soyez pas malveillants ».

Crédit photo : DR