Israël : Netanyahu ne cèdera pas aux migrants

Israël : Netanyahu ne cèdera pas aux migrants

07/01/2013 – 12h00
PARIS (NOVOpress) – Les manifestations de migrants africains en Israël n’en finissent pas de s’amplifier depuis la promulgation de la loi du 10 décembre, autorisant jusqu’à un an de placement en rétention des clandestins sans procès. Dimanche, ils étaient plus de 30 000 à protester dans les rues de Tel-Aviv. « Nous avons fui des persécutions, des dictatures, des guerres civiles, des génocides. Le gouvernement israélien doit étudier nos demandes d’asile et nous traiter comme des êtres humains », plaide l’un d’eux. Plusieurs milliers de manifestants se sont aujourd’hui encore réunis devant les ambassades occidentales pour demander un soutien international. Ils ont par ailleurs décrété une grève du travail de trois jours pour tenter de faire pression.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille. « Ils peuvent protester autant qu’ils veulent, ça ne fera pas bouger Israël d’un cheveu de sa décision de les expulser. Je veux être clair, aucune protestation ou grève n’y fera rien. De la même façon que nous empêcherons les migrants à entrer illégalement en Israël, nous renverrons ceux qui ont réussi à entrer dans le passé », a clairement indiqué lundi le Premier ministre Benyamin Netanyahu. « Israël n’est pas leur maison et nous allons nous efforcer de garantir qu’il ne devient pas un pays d’infiltrés », a pour sa part déclaré son ministre de l’Intérieur Gideon Saar.

Selon le député Elie Yishaï, du parti ultra-orthodoxe Shass, la capitale est devenue une « ville africaine » et ces rassemblements constituent « un signal d’alarme pour agir contre les clandestins ». « L’Etat d’Israël et les autorités judiciaires et policières doivent utiliser tous les moyens à leur disposition pour renvoyer les clandestins dans leur pays », ajoute-t-il. Depuis 2006, environ 60 000 migrants africains sont entrés en Israël, créant de vives tensions avec la population. Le statut de réfugié qu’ils réclament leur est systématiquement refusé. Pour Gideon Saar, la majorité d’entre eux vient pour trouver du travail et non pour l’asile politique.

Crédit photo : tony709 via Flickr (cc)