Grande peur chez les antis Front national : les éléments d’une ascension durable pour le FN

Grande peur chez les antis Front national : les éléments d’une ascension durable pour le FN

13/12/2013 – 09h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – « Sauf événement majeur, le FN deviendra majoritaire dans les années qui viennent et sera présent au gouvernement : 40 % des Français affirment aujourd’hui partager ses idées » : c’est ainsi que s’exprime Bernard Stiglitz, philosophe de gauche ancien directeur du Collège international de philosophie. De tels propos constituent un exemple de cette peur qui traverse le sérail médiatique et mondain.

Les instituts de sondages, corroborés quelquefois par des élections partielles, démontrent cet ancrage durable du Front national, seul parti de ces dernières années à avoir étendu son électorat.

Des exemples de cet ancrage

Le FN perce dans des segments de la population où il était jusque‑là traditionnellement faible. C’est le cas des retraités qui constituait le seul électorat où Nicolas Sarkozy était majoritaire, en 2007. Cet électorat a parfois été hostile à la cause du patriotisme abusivement associée aux heures les plus sombres de notre histoire. Alors que Jean‑Marie Le Pen n’obtenait que 4 % des suffrages chez les retraités en avril 2012, Marine Le Pen obtient 17 % de leurs suffrages. Le FN progresse également chez les femmes. Il y a un véritable rattrapage par rapport à la moyenne nationale du vote FN qui se banalise ainsi chez beaucoup de Français.

Des perspectives prometteuses pour les prochaines municipales ?

Si l’on s’appuie sur les résultats des présidentielles 2012, le FN pourrait se maintenir dans 86 % des communes de plus de 9.000 habitants (927 sur 1.077), sachant que la barre des 10 % des suffrages exprimés permet ce maintien. Et à défaut même de gagner des mairies, le FN pourrait jouer un rôle de second tour, ce qui serait fatal à la droite parlementaire, notamment dans le Sud-est, à l’est de la verticale Le Havre‑Montpellier. Les scores du FN pourraient permettre la création de groupes d’opposition dans les mairies. Des scores honorables sont attendus dans les villes de plus de 100.000 habitants. A Marseille, le FN est crédité de 25/26 % derrière l’UMP, mais devant le PS.

Crédit photo : Rémi Noyon via Flickr (cc)