Intervention française en Centrafrique : le gouvernement socialiste dans l'impasse démocratique

Intervention française en Centrafrique : le gouvernement socialiste dans l’impasse démocratique

09/12/2013 – 13h45
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
394 personnes ont été tuées ces trois derniers jours à Bangui. Cette annonce nous vient de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. Aussi a‑t‑il précisé que les opérations de désarmement devraient bientôt commencer, ce qui semble en cours dès ce lundi. Michel Djotodia (photo), président de la RCA, a quant à lui décrété un deuil national de trois jours à compter de dimanche, en mémoire des victimes de ces exactions. C’est ce même président autoproclamé qui est en ligne de mire de la France : il fédère en effet les groupes armés nordistes et islamisés qui ont récemment pris le pouvoir en Centrafrique.

Récemment, François Hollande s’est exprimé en faveur de la destitution de Michel Djotodia : « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, a laissé faire. (…) Nous en avons parlé avec des Africains qui se mobilisent, avec le Premier ministre et l’idée a été d’aller le plus vite possible vers une élection pour qu’il y ait une autorité légitime ».

Une fois encore, la politique française consiste donc à intervenir militairement et à organiser une élection… qui ne réglera rien. En effet, mathématiquement parlant, une élection démocratique donnera le pouvoir aux peuples de la savane, majoritaires. Les peuples nordistes et les gens du fleuve, dans le sud seront perdants et auront tôt fait de contester le futur pouvoir démocratique.

Crédit photo : BINUCA, via Flickr, (cc).