L'accord de gouvernement allemand CDU/CSU de droite et SPD de gauche, donne des idées à l'UMPS

L’accord de gouvernement allemand CDU/CSU de droite et SPD de gauche, donne des idées à l’UMPS

29/11/2013 – 12h30
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
En Allemagne, les deux partis qui alternent au pouvoir depuis l’après-guerre, la CDU/CSU, de droite, et le SPD, de gauche, ont conclu un accord de gouvernement.

Et cette « Grosse Koalition » donne des idées à la classe politique française. Ainsi, pour le député PS Pascal Terrasse, qui affirmait hier dans Le Figaro «  Le temps de l’union nationale est venu en France ». Pascal Terrasse qui emboîte donc le pas du député UMP Benoit Apparu, qui avait proposé en avril dernier un gouvernement de dix ministres de droite et de dix ministres de gauche.

Entre l’UMP et le PS, la différence est fort mince

Il y a certes des différences, mais il faut utiliser un microscope électronique pour les mettre en évidence. Sur l’immigration, Valls s’est ainsi aligné sur la même politique laxiste que Sarkozy, avec l’entrée de quelque 200.000 immigrés par an. C’est le même Sarkozy qui a aboli ce que l’extrême-gauche appelait la « double peine », à savoir le renvoi dans son pays à sa sortie de prison, d’un étranger condamné. Une mesure que la gauche ne s’était pas risquée de prendre lorsqu’elle était au pouvoir. Sur le racket fiscal, il convient de rappeler qu’entre 2011 et 2013, Sarkozy et Hollande ont créé à eux deux plus de 80 impôts nouveaux. Chacun des deux présidents est responsables de la moitié des hausses d’impôts, soit quelque 30 milliards pour la droite et 30 milliards pour la gauche.

On entend souvent dire : « sociétalement, l’UMP et le PS sont différents »

Eh non. Sur le mariage homosexuel par exemple, on a vu des caciques de l’UMP prendre en marche le train de La Manif Pour Tous. Mais dès que la loi a été votée, ces messieurs « fort en gueule » de la droite se sont gentiment alignés, déclarant que si l’UMP revenait au pouvoir, il était hors de question d’abroger la loi Taubira. C’est une illustration du fameux « effet cliquet » : la gauche légifère, la droite se couche. Si Sarkozy avait battu Hollande en 2012, il aurait fait voter la même loi Taubira –  à quelques variantes près –  puisque depuis 2003, on ne compte plus les condamnations infligées à la France par la Cour européenne des droits de l’homme, au sujet du « droit des homosexuels »

L’ « union nationale » est donc possible en France ?

Droite et gauche ont abdiqué la souveraineté nationale et leur seule politique est celle que leur dicte la Commission européenne. Au parlement européen, UMP et PS adoptent de conservent 97% des textes, selon l’Observatoire de l’Europe. Quant à l’Assemblée nationale, elle n’est plus que la chambre d’enregistrement des décisions prises à Bruxelles. La fusion des deux groupes UMP et PS aurait l’avantage de la clarté : les Français constateraient ainsi qu’il n’y a que deux types d’hommes politiques : les européistes UMPS et consorts d’un côté, les patriotes du Front national de l’autre.