Les nationalistes grecs victimes du terrorisme rouge

Les nationalistes grecs victimes du terrorisme rouge

Capture d’écran d’une vidéo montrant les images de vidéosurveillance montrant les militants d’Aube dorée abattus à bout portant. Crédit photo : DR

08/11/2013 – 17h35
ATHENES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Une seule accusation de meurtre d’un rappeur d’extrême gauche à l’encontre du mouvement nationaliste Aube Dorée a suffi pour arrêter six de ses responsables, embastiller son président et lui couper les vivres. En revanche, l’assassinat de deux jeunes militants, froidement abattus par un individu déterminé à tuer, ne semble pas pousser Athènes à diligenter une enquête exemplaire.

Un assassinat particulièrement odieux…

Le soir du 1er novembre dernier, de nombreux grecs profitent des derniers beaux jours. Tavernes et terrasses sont pleines, tout comme la permanence d’Aube Dorée de Néo Iraklio, une banlieue d’Athènes. Quatre jeunes hommes discutent sur le trottoir quand une moto surgit. Un homme en descend, se dirige vers eux et tire froidement sur le groupe. Bilan : deux morts, un blessé grave et un miraculeux rescapé. Des témoins voient le tueur achever ses deux victimes d’une balle en pleine tête et repartir avec son complice.

Quelles sont les réactions du pays et de la classe politique ?

La population grecque est terrorisée. Les politiques ont peur de revivre l’époque où le mouvement terroriste du 17 novembre, né sous le régime des colonels, faisait régner la terreur avec à son actif plus de vingt trois assassinats et de nombreux attentats. La tuerie contre l’Aube dorée se caractérise par un grand professionnalisme. Le tireur a utilisé une arme de même type que pour les assassinats d’un policier et d’un journaliste, dans le passé. Les deux actions avaient été revendiquées par un groupuscule se réclamant de l’extrême gauche. Cette « secte révolutionnaire » avait annoncé récemment une opération PHENIX…

Le phénix n’était il pas l’emblème du régime des colonels ?

C’est utile de le rappeler. Mais ce symbole a été utilisé à dessein pour rappeler que les anarchistes grecs renaissent toujours de leurs cendres. Le Premier ministre Samaras doit cependant se mordre les doigts d’avoir indirectement instrumentalisé le terrorisme grec en ne cessant de vilipender l’Aube dorée et d’employer à son endroit les arguments de l’extrême gauche.

Ci-dessous une vidéo de l’assassinat qui montre la froide violence des agresseurs (mieux visualisée en plein écran).
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