Les élections municipales au Kosovo marquées par des tensions

Les élections municipales au Kosovo marquées par des tensions

05/11/2013 16h00
PRISTINA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Dimanche ont eu lieu des élections municipales au Kosovo. Les Kosovars albanais avaient déclaré unilatéralement l’indépendance de cette province serbe en février 2008. Aujourd’hui encore, de nombreux Serbes refusent de quitter ce qu’ils considèrent comme leur terre.

Quel était le contexte de ces élections ?

Le gouvernement du Kosovo, intimement lié avec le gouvernement albanais, continue sa marche en avant depuis 2008, soutenu par l’oligarchie mondiale. De son côté le gouvernement serbe, qui refuse toujours de reconnaître l’indépendance du Kosovo, comme la Russie ou l’Espagne d’ailleurs, a commencé à normaliser ses relations avec Pristina. Ce rapprochement est une des conditions posée par l’Union européenne à un début de négociations. Le gouvernement serbe a donc appelé les populations Serbes du Kosovo à voter.

Ces consignes n’ont pas été vraiment suivies

Dans le nord du Kosovo, en effet, à peine 13 % de participation, dont deux tiers d’Albanais, dans ces zones peuplées à majorité de Serbes. Ces Serbes, à Mitrovica par exemple, restent très proches de Belgrade et restent dans l’opposition frontale à Pristina. Ils ont donc boycotté massivement les élections. Ceci fait que dans certaines zones, des Albanais vont être élus dans des zones à plus de 90 % Serbes, entraînant une impossibilité de diriger.

Dans le sud du Kosovo, au sein des enclaves, les habitants sont plus distants de la Serbie puisque cela fait une quinzaine d’années que les Albanais règnent de fait sur ce territoire. Ils ont décidé de reprendre le contrôle des institutions à leurs dispositions.

Par ailleurs, les élections ne se sont pas passées dans le calme. Un candidat serbe à Mitrovica a été agressé ce week‑end au pied de son immeuble. Plusieurs bureaux de vote ont été saccagés. On ne sait pas encore si les élections dans ces endroits seront annulées.

Crédit photo : Rama via Wikipédia (cc)