Des opposants à Assad menacent de mort ceux qui participeront à la conférence de Genève 2

Des opposants à Assad menacent de mort ceux qui participeront à la conférence de Genève 2

30/10/2013 – 08h00
(NOVOpress/Bulletin de réinformation) –
Une vingtaine d’importants groupes rebelles ne participeront pas à la conférence de Genève 2 et menacent même ceux qui dans l’opposition voudraient participer à la conférence, laissant clairement entendre qu’ils seront exécutés.

Chronique du Choc des civilisations, par Aymeric Chauprade

Chronique du Choc des civilisations, par Aymeric Chauprade

La tenue de cette conférence a été demandée par la Russie et les États-Unis. Son objectif est d’assurer une solution politique à la guerre civile qui fait rage en Syrie, comme le préconisait la Russie. Elle doit réunir les opposants à l’État Syrien ainsi que le gouvernement. Les pourparlers permettraient alors un apaisement du conflit, évitant ainsi de nouvelles violences. Cependant, les rebelles syriens avaient exigé la déposition du président Bachar el-Assad. Mais samedi une partie de l’opposition va encore plus loin.

Le chef de la brigade Souqour al‑Cham, Ahmad Eissa al‑Cheikh s’est exprimé dans un communiqué. Il affirme que « La conférence de Genève 2 n’est pas et ne sera jamais le choix du peuple ou une revendication de notre révolution ». Selon lui, la conférence est en effet un complot destiné à “faire dérailler la révolution et à l’arrêter”. En tout, une vingtaine des plus importants groupes d’opposants soutiennent cette position.

Le gouvernement syrien fait pourtant preuve de bonne volonté dans la résolution politique du conflit. Bachard el‑Assad avait déjà accepté la destruction de son arsenal d’armes chimiques par l’ONU. Il est aujourd’hui favorable à Genève 2. Mais les rebelles sont catégoriques. Ils menacent même ceux d’entre eux qui seraient tentés de participer à la conférence. Ces derniers commettraient une trahison et devraient en répondre devant les “tribunaux”. Si la conférence échoue, cela ne fera que prolonger un conflit déjà meurtrier pour la population syrienne, en particulier pour la minorité chrétienne.

Crédit photo : FreedomHouse via Flickr (cc)